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Walt will be back…

Le virus est dangereux pour les souris, y compris d’un point de vue numérique. En effet, comme un certain nombre d’autres fournisseurs de programmes en ligne obligés de restreindre leurs capacités de débit, le géant américain du divertissement va devoir reporter le lancement de son offre numérique, histoire de ne pas éventuellement surcharger le trafic d’un Internet déjà massivement utilisé. Bonne occasion pour rappeler quelques détails sur un patronyme quasi-magique…

On a -progressivement- tout dit sur le moustachu californien: on a étudié sa vie (aventureuse), sa personnalité (équivoque), et ses productions (bien-pensantes, mais en réalité très ‘codées’). Alors, que se cache-t-il derrière ce monde de collatéraux où les canards n’ont pas de culotte, nagent dans les billets de banque et où tout le monde est orphelin (il n’y a que des oncles et des neveux)? Etymologiquement parlant, l’empire est fidèle à ses thèmes d’inspiration quasiment tous pompés sur des oeuvres européennes. Bref, il est…français!

Tout commence au début du 11è siècle, quelque part dans un petit village de Normandie appelé Isigny. Pour l’instant, rien que des ruminants, du lait et des familles de Vikings expatriés, mais quelques siècles plus tard l’endroit deviendra célèbre grâce à des bonbons et des caramels faits avec le bon lait des “vaches rousses, blanches et noires sur lesquelles tombent la pluie”, comme disait une chanson des années 1970 (Stone & Charden).

Ce seront les friandises de la fabrique installée près du pont du village; pour ceux qui se souviennent des pubs de cinéma, la marque s’appellera donc, très logiquement, Dupont d’Isigny.

Mais pour l’instant, nous sommes donc en 1022 et il y a à Isigny un certain Robert Suhard, fils du seigneur local, qui sera parmi les gentilhommes qui vont suivre Guillaume le Conquérant en Angleterre, y combattre, s’y installer, fonder une famille et donc y avoir une descendance. Voilà notre Suhard natif d’Isigny devenu citoyen anglais; au cours des siècles, une branche de la famille ira, à son tour, habiter en Irlande…

Puis arrive enfin l’année 1834, où trois Suhard d’Isigny vont émigrer aux Etats-Unis: deux s’installeront en Ontario, dans le Nord; le troisième descendra jusqu’en Californie, plus tard rejoint par son frère à Burbank, banlieue de Los Angelès.

Au cours des générations, les Américains avaient rapidement abandonné le patronyme Suhard, trop long et trop difficile à dire pour des (ex)Saxons (‘souar’, ‘souillard’, ‘swar’?) mais un certain Walter, l’un des petits-fils de ce monsieur d’Isigny, va rendre célèbre son patronyme, sous l’orthographe américaine qui va abréger son nom pour le réécrire à la sauce locale.

D’Isigny va donc devenir Disigny en un seul mot, puis Disgny, et enfin Disney. Sachant que Walter, son prénom de belle origine irlandaise (‘celui qui gouverne’, en germain. En français, on dit…Gaut(h)ier), va lui aussi être abrégé en Walt, cela nous fait finalement Walt Disney, et voilà pourquoi le créateur de Mickey est d’origine française!

Mieux encore: si l’on remonte à la vingt-troisième génération, on s’aperçoit que l’un des ancêtres anglais de Walt était apparenté au roi d’Angleterre Edouard 1er Plantagenet et donc à la maison royale française de Louis VI (dit ‘le Gros’).

Quant à la célèbre souris à trois doigts équipés de gants chirurgicaux, qui devait à l’origine s’appeler Mortimer parce que Mme Disney trouvait qu’il ressemblait à l’un de ses oncles, il va finalement porter un nom lui aussi français puisque Mickey est le diminutif de Mickaël ou Michaël, lui-même version anglaise de…Michel. Comme quoi, s’il n’y avait pas la France, les Américains seraient parfois bien peu de choses. Au moins étymologiquement!


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