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Frèche (Georges)

Freche

Evidemment, rien à voir avec l’adjectif homonyme « fraiche », et donc aucune idée de fraicheur dans le nom de Georges. D’ailleurs, au passage, l’adjectif français « fraiche » n’a pas de rapport non plus avec le « froid » latin (frigidus), mais avec un terme d’un ancien dialecte gaulois qui s’appelle le francique, et dans lequel « fresch » s’appliquait essentiellement à la fraicheur du…temps, de la météo!Mais revenons à l’ex-député maire de Montpellier, lequel tient son nom, comme beaucoup de nos compatriotes, d’un lieu particulier, particulier parce qu’il était remarqué et caractérisé par l’abondance d’un arbre, en l’occurence le…frêne.

Pour bien comprendre, il faut remonter à la racine (çà tombe bien pour un arbre) en latin toujours, qui est « fraxinus », qui va évoluer en « frassinus », puis fraisse (ou fraysse), et enfin, dans le sud de la France, souvent en freyche ou frèche, nous y voilà!

Et justement parlons des nombreuses variantes que le frêne latin nous a laissés (nombreuses car cette essence d’arbre se retrouve dans beaucoup de nos régions, donc, à une époque donnée, les frênes ont fleuri un peu partout, ce qui là encore, est logique…)

Voici donc, en langue d’Oïl (au nord de la Loire, surtout), les Frêne, Fresne, Fresnay (comme Pierre, l’acteur), les Fresnel (comme l’inventeur de la « lentille » optique), les Dufresne (comme Claude, animateur radio), les Fragne et les Fragneau…

Côté langue d’Oc (au sud), on va trouver plutôt Fraysse, Freysse, Fraisse, Frayssinet, Fressou, Fresson (comme l’acteur, Bernard), et tout une série identique, avec “ch” à la place de “ss”. Quelques “cas” spécifiques: en vallée des Pyrénées, on va trouver la version Frechou (ou Frichou). En Poitou, ce sera le diminutif Fréchette (qu’on ne trouve guère plus qu’au Québec, grâce à quelques colons rochelais!).

Last but not least, certains Frèche viennent…d’Afrique du Nord, et même du monde arabe oriental, via un surnom qui est “Fredj”, nom juif séfarade souvent, construit sur le terme “farad” qui signifie le soulagement, la délivrance. “Faradj” a été occidentalisé en faredj, puis farech, frech, et enfin Frèche…Comme quoi, il y a parfois des coïncidences inattendues!

Petit « bonus »: Un mot sur la ville de naissance de Georges: Puylaurens, ville huguenote du Languedoc-Roussillon, en pays de Lavaur. Le “puy” du “laurens” a le sens habituel de “puy” (la colline) et ‘laurens”, participe présent latin évoque le…laur-ier. Puylaurens, pour un romain, c’est “la colline du -ou des- laurier(s)”. Si l’on inverse l’ordre des mots, on obtient le nom d’une autre commune du Sud-Ouest, dans la banlieue bordelaise: mais cette fois, au lieu de dire “lauren-puy”, on va utiliser le terme “mons” pour dire la colline; ce qui nous donne “laure-mons”, autrement dit Lauremont, donc…Lormont (au passage, on constate que l’étymologie, c’est souvent de la phonétique pure et simple!)


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