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Sanchez (Pedro)

…à défaut de ‘spirituel’, ‘religieux’ ou ‘mystique’ (les témoins se battent encore sur le mot exact). En tous cas, « on y est », comme disent certains (politiques) pessimistes sur l’avenir du Monde, puisque le chef du gouvernement espagnol a annoncé faire recours à l’armée pour lutter contre l’explosion du coronavirus (et les comportements qui en découlent).

 » La bonne note,  Sanchez peut s’asseoir dessus » disait l’un de mes (piètres) instituteurs bordelais, conscient -et peut-être même content- d’un jeu de mot que l’on qualifierait quasiment de raciste aujourd’hui. Mais au fait, vous aussi, qu’en savez-vous du très commun Sanchez? Prenez quelques secondes avant de lire la suite…

(On avait dit quelques secondes, pas dixièmes…). Première constatation, pour ne pas dire intuition: il s’agit d’un patronyme d’origine ibérique, formé d’une racine ‘sanch-‘ sur laquelle s’appuie un suffixe de filiation (le fils de) sous cette forme traditionnelle en ‘-ez’; comme c’est le cas le plus souvent (mais il y a des exceptions), la même version portugaise de ce nom va donner Sanches (comme le footballeur Renato).

En écriture basque restituée (*), on pourrait avoir ‘Santxez’ (en réalité Santu), juste pour s’approcher du mot originel qui est le latin ‘sanctus’, soit saint en français…Vous allez me dire, n’est pas saint qui veut. Sauf piston papal pour cause de médiatisation spectaculaire, il vous faudra faire un stage comme ‘Bienheureux(se)’ avant de devenir canon dans le calendrier chrétien par exemple.

Bref, les Sanchez sont donc les fils (ou, plus généralement les descendants) d’un(e) saint(e), au moins spirituellement car génétiquement, parfois ça coince…Ce qui veut dire, à tout le moins, qu’il ne faut pas prendre le mot au pied de la croix mais dans le sens plus large de croyant, particulièrement religieux, ou tout simplement baptisé (celui ou celle qui a reçu l’Esprit…Saint).

Dans le même registre de catalogue, on trouve donc également les Santos (en nom ou en prénom) mais aussi les Santiago (St-Jacques) et les Santiano (un oiseau fin comme St-Jean) ou les Benito (celui qui est béni, Benoît en français) chez les garçons; et les Asuncion, Immaculata (Conception ou pas) y Purificacion chez les filles.

Ce n’est donc pas plus compliqué que cela, et n’a rien à voir avec la moindre chaise (des fois que…), même quand on porte le très castillan prénom de Sancho, auquel pensa évidemment votre serviteur. Vous avez compris qu’il s’agit d’une autre variante de Sanchez qui ne pouvait en aucun cas s’appeler ainsi, pour de simple raisons d’articulation (Sancho Sanchez…)

Son auteur, qui lui donna un appétit aussi solide que son ventre était large, ne pouvait donc le nommer que ‘Pança’ (pansa: la panse en français) par allusion aux capacités gastriques des bovins (en général) pansus. Et si le latin devenu italien a bien gardé l’orthographe originale (pansa ou panza, selon les régions), il a également donné, quelque part dans les contreforts du Piémont, leur surnom à des gens à l’estomac bien rempli…

Or, pendant la Seconde Guerre mondiale, l’un de leurs descendants viendra s’installer dans le nord des Deux-Sèvres (Parthenay, exactement) afin de proposer des pâtes fraîches aux Français (très) occupés; celui-ci s’appelait Giovanni…Panzani , en quelque sorte Jean Gros-Ventre, sans doute pour avoir avalé trop de spaghettis. Mais que voulez-vous, « ce ne sont que quelques pâtes ». Même étymologiquement!

(*) Pardon aux Basques de les impliquer dans une histoire entre France et Espagne (ou inversement, je tiens à garder ma cabane à Hendaye)


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