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série bizarre: Mme Maquerelle

Maquereau

Premier objectif: éviter le plus longtemps possible d’avoir des enfants, au risque de devenir évidemment la mère Maquerelle, tout en entrainant éventuellement un conjoint désormais surnommé le maquereau ou le mac, en abrégé. Si, de plus, c’est un grand bonhomme, vous voilà avec un ‘big mac’ à la maison; et pour peu que la marque de son ordinateur représente une pomme…

Bref, avec ce patronyme, difficile de sortir d’un contexte de perpétuelles allusions. Le problème, c’est qu’il est étymologiquement indiscutable et certifié: les Maquerelle, c’est bien des entremetteurs (masculins!), et ce, depuis le XIIIè siècle.

Il faut en effet remonter dans le Moyen-Age néerlandais pour trouver le verbe ‘maken’, qui signifie faire, racine qui donnera également et exactement ‘machen’ en allemand, et (to) ‘make’, en anglais. Et que fait-on avec ce ‘maken’? Un ‘makelaere’ (toujours en flamand), c’est-à-dire quelqu’un qui fait, spécifiquement, un…contrat.

Autrement dit, c’est le surnom d’un homme qui faisait des affaires, un courtier, sans autre connotation (pour le moment) péjorative. Au passage, l’une des applications les plus pointues du mot donnera plus tard, en français, le métier du ‘courtier en chevaux’, le maqu-ignon (vous ne trouvez pas çà beau?).

Seulement voilà, certains courtiers indélicats vont devenir des trafiquants, et le mot sera vite synonyme de vendeur de marchandise frelatée, puis de chair humaine: déjà Rabelais l’entendait-il ainsi! Qu’il s’appelle Macquerel ou tout simplement ‘Mac’ en abrégé, le proxénète laisse alors la place à une femme, celle qui est chargée de tenir et d’administrer les maisons closes, et nous sommes déjà au début du…XXè siècle, voilà pourquoi le terme nous est si familier.

En conséquence, suivant toute logique linguistique, le monsieur prend alors le nom ‘vocalisé’ et (re)masculinisé de maquereau, ce qui tombe bien car c’est souvent du gros poisson. Le brave chinchard des mers, lui, n’y est pour rien: son nom vient du télescopage de deux mots latins (macula, la tache + radiata, rayée), ce qui définit assez bien sa robe brillante tachetée en longueur de petites écailles, d’où son nom. Quoi qu’il en soit, pour une fille, s’appeler Maquereau à la place de Maquerelle, çà n’est pas sans risque non plus: imaginez qu’on l’ait baptisée Groseille…

(*) voir en complément le sujet sur Emmanuel…Macron (maqueron, en version originale!)


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