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Série bizarre: Mme Ducuron

Ducuron titre

Pour sûr, pas facile de se présenter sans risquer un rapide coup d’oeil de votre interlocuteur vers le bas de votre anatomie (taille basse de jeans interdite). Il y a quelques siècles à Athènes, on l’eût qualifiée de ‘callipyge’ (littéralement: belle-fesse), attribut systématique des canons de la beauté divine -ou quasiment- soit le galbe du fessier d’Aphrodite ou celui, marmoréen, de la Vénus citoyenne de Milo(s); ces dames n’hésitant pas à soulever (accidentellement) le voile recouvrant leur croupe, des fois que…

Or, l’orthographe de notre patronyme ne laisse aucun doute sur l’origine de sa forme (et non de ses formes): il n’y a pas de ‘d’ final, il ne saurait donc être question de ‘ducu-rond’, quelle que soit l’étymologie -en l’occurrence inexistante- de la première partie du mot. La construction est donc la suivante: du-curon, ce qui éloigne immédiatement toute hypothèse ‘féminine’, puisque le terme concerne un…agriculteur!

En effet, il existe dans le Sud-Ouest un métier (disons plutôt une activité) dans lequel entrait un geste indispensable: le curage des socs de charrue.Le préposé se servait donc d’un curet (avec un ‘t’, même de campagne), plus fréquemment appelé en gascon un ‘curon’. Le gars du curon était donc chargé de nettoyer régulièrement les outils souillés par la terre!

La notion de nettoyage s’est d’ailleurs rapidement élargie à bien d’autres domaines: dans quasiment toutes les activités industrielles (ou artisanales), l’écureur (nom définitif du métier) était chargé de vérifier la propreté -donc la qualité- des bords d’une pièce de métal, de verre ou même de tissu dans une manufacture de draps par exemple.

L’écureur le plus profond était celui qui sondait et entretenait le niveau d’eau des puits; j’ai trouvé un Ducuron qui officiait, au 17ème siècle, dans un domaine appelé….Belfès (étymologiquement: beau-faix, au sens de gros fardeau ou charge lourde, petits canaillous)…Signalons au passage que certains donnent comme cousins aux Ducuron les Cucuron de la région toulousaine, diminutif d’une très ancienne racine celte ‘kuk’ évoquant un promontoire ou une colline, l’équivalent du ‘mons’ latin.

Du coup, on retombe évidemment sur les mémorables ‘Montcuq’ (*) et autres Cocumont et même Cocuron. Voilà quelques explications qui ne tournent pas autour du pot!

(*) et non pas ‘mon-cul’, donc voir la chronique en archive pour ce nom précis.


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