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Sotchi: Banani (Bruno)

Sochi : 1

Non, il n’y a pas d’erreur dans l’illustration de cette chronique. Mais, si je vous avais annoncé ‘Banani’ (ne pas rajouter de ‘a’ à la fin, svp), vous n’auriez peut-être pas cliqué…Cela n’empêche pas de jeter un ski sur l’étymologie de la désormais ville olympique, mais le sujet du jour concerne l’un des athlètes présents à ces Jeux 2014, un certain Bruno Banani donc, originaire du…Tonga (archipel de l’océan pacifique), nation pas forcément impliquée dans les sports d’hiver! Mais justement, le monsieur est un ‘cas’, en matière d’Etat-Civil!

Un mot donc sur Sotchi (ou Sochi, c’est comme vous voulez), dont l’origine linguistique est probablement d’une prononciation “Satché”, terme d’un vieux dialecte géorgien qui signifierait “la ville près de l’eau -ou de la mer-”, ce qui semble logique pour la station balnéaire en question. En fait, le nom actuel ne date que de la fin du…19è siècle, car, comme beaucoup de cités russes, les panneaux routiers ont valsé au gré de l’Histoire, et Sotchi s’est autrefois appelée Alexandrovski, Navaguinskoïé, Novosotchinskoïé, ou encore Dakhovski (on a échappé à Poutinia). On vous racontera sans doute, pour meubler un commentaire télé pendant une cérémonie ou une autre, que la légende veut que ce soit à Sotchi que soit née la flamme non pas olympique mais prométhéenne, le héros grec coupable d’avoir transmis le feu aux humains ayant été enchainé ‘sur’ le futur site olympique pour se faire dévorer le foie tous les matins.

Un qui s’est fait crucifier illico par les journalistes (mais pas par le Comité d’Organisation!), c’est donc ce concurrent de l’Archipel des Tonga, inscrit dans les compétitions de luge (on suppose qu’il s’entraine sur le sable?). Il s’appelle en réalité…Fuahael Semi, et contrairement à certains de nos concitoyens auxquels le Conseil d’Etat refuse un changement de patronyme, lui n’a fait aucune difficulté pour endosser l’identité de…son sponsor! Si vous n’habitez pas les environs de Dresde ou Chemnitz (les rescapés des camps apprécieront), vous ne connaissez peut-être pas cette entreprise…allemande (1) proche de la frontière polonaise, et spécialisée dans les sous-vêtements (d’où la photo).

Voilà une innovation dans les techniques de marketing direct, qui fera peut-être un précédent pour les prochains Jeux? Bon, Jean-François Rossignol ou Céline Arena, ça ira peut-être pour un skieur ou une nageuse; mais avec Kevin Adidas ou Victoria Nike (2), le CSA risque d’avoir un sacré boulot pour ‘biper’ toutes les mentions commerciales! Il paraît que le valeureux sportif tongais (étymologiquement: Tonga = les îles du Sud, en samoan) n’a trouvé que des avantages à ce baptême à l’européenne. Remarquez, ce n’est peut-être pas la peine de trop s’inquiéter pour l’avenir: le slogan de l’entreprise aux petites culottes, c’est: ‘(Banani), ce n’est pas fait pour tout le monde”. On respire…

(1) Banani est allemande, autant que Panzani est française! (voir ce nom)
(2) Victoria Nike: pléonasme (voir ce mot dans les archives)


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