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Uruguay

Uruguay

Jamais on n’aura autant parlé de ce petit pays coincé entre Brésil et Argentine -et pas seulement question football- qu’en cette fin de Coupe du Monde, ce qui vous permet sans hésitation de citer sa capitale aussi spontanément qu’un Uruguayen connait Paris…Sans aller jusqu’à exiger des footballeurs en…bleu (ciel) de connaitre l’étymologie des Francs («les hommes libres») futurs Français, on peut en profiter pour demander à quelques Français (vous) de retenir celle du pays que ‘nos’ Bleus auront affronté en quart(s)-de finale.

Comme de nombreux sites, depuis le nom des villages puis des villes construits en bord de fleuve ou de mer jusqu’à celui des continents, les noms de pays eux-mêmes doivent souvent leur nom à une particularité géographique, en général remarquée par le ‘découvreur’ (occidental, parce que l’endroit existe depuis longtemps sans lui). Exemples parmi tant d’autres, le Venezuela (la ‘petite Venise’, sous les yeux des marins italiens arrivant devant une cité lacustre), le Panama (la mer poissonneuse, dans le dialecte local), le Cameroun (l’embouchure aux crevettes, camaroes en portugais) et encore la baie d’Ama, un ‘amagao’ devenu (a)Macao, toujours en portugais…

Bref, l’Uruguay c’est encore une histoire d’eau, composée de quelques racines empruntées au principal dialecte local (le guarani, mais ne me demandez pas la conjugaison du conditionnel présent); sachant que les linguistes se battent encore pour confirmer tel ou tel sens de certains termes, on estime que le son principal vient de « urugua’, qui fait allusion à des ‘fruits de mer’. Dit comme ça, ça vous a un petit air de plateau de crustacés sur lit de varech, mais le mot est en fait un générique qui peut désigner toute forme de poissons.

Techniquement, il y a une seconde partie linguistique à cet ‘urugua’, c’est…le ‘i’, résidu de suffixe qui désigne de l’eau (assez pratique quand on parle pêche). D’autres chercheurs empruntent le chemin habituel du linguiste acharné qui veut à tout prix analyser à la lettre près, et plaident cette fois pour une histoire…d’oiseaux, voire de papillons -des trucs qui volent au moins- connus sous le son de ‘uru’, même si le sens final de l’eau des oiseaux, ou les oiseaux sur l’eau semble un peu tiré par les plumes.

Notez tant qu’on y est que l’autre pays (sud-américain) de l’eau, coincé lui aussi entre Brésil et Argentine mais dans les terres, porte le nom de la ‘rivière aux poissons’ (à l’époque, ça semblait évident), soit le para(rivière)-urugua(poissons)-i(lieu), contracté en Paraguay évidemment…Voilà qui met donc nos cousins d’outre-Atlantique-sud au même rang (étymologique) que quelques autres endroits ‘fluviaux’:

Comme l’Inde (d’après le fleuve Indus, ou Hindus qui donnera hindou), le Congo (éponyme), la Jordanie (sur les bords du Jourdain), le Sénégal (lui-même formé d’après une expression wolof faisant probablement allusion à une pirogue sur le fleuve), ou encore le Niger (pas du tout à cause des ‘nègres’ comme on le croit souvent mais des eaux du fleuve Gir/Ger, soit n’eghirren puis n’higger).

On peut enfin citer quelques endroits spécifiquement maritimes, à commencer par les terres qui sont au-dessous (sous-entendu du niveau) de la mer, les flamandes neder/nether-lands, en français Pays (forcément) Bas; ainsi que leur jumeau arabe, en grec le pays-sous-la-mer-Egée, phonétiquement ‘aigiou hyptios’ devenu Egypte! Et tant qu’on est en mer, empruntons à Christophe Colomb les ‘profondeurs’ (espagnoles) des honduras, au contraire d’une basse-mer qui a dû suffisamment embêter les conquistadors pour la nommer ‘baja-mar’ puis Bahamas.

Si la mer est Rouge, on va traduire littéralement, toujours en grec, par ‘(thalassa)-érythréa’ pour en faire l’Erythrée; et si l’endroit est entouré des deux côtés par la mer, ce sera Bahreïn, un peu comme la Perse est le pays des deux fleuves (méso-potamie) entre le Tigre et l’Euphrate, ou comme notre…Médoc (mediae aquae), non pas entre-deux-mers (c’est plus bas sur la carte) mais entre-deux-eaux (la Gironde et l’océan), état par ailleurs habituel de ceux qui ont abusé du produit des vignes locales, etc…

Quand vous lirez ces lignes, on saura si le match éliminatoire aura été un long fleuve tranquille, si les eaux se seront ouvertes devant l’équipe de France ou si elle aura flotté sans couler contre l’Uruguay. Y compris donc étymologiquement.


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