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Timides s’abstenir, car on attendra des Zorro (ça existe!) qu’ils montrent leur bravoure au service de la justice, comme le fameux personnage créé en 1919, l’homme qui tombe sur la selle de son cheval depuis le deuxième étage, de nuit et les jambes écartées, sans jamais hurler de douleur…car lui, c’est un malin: tel est le sens que l’on attribue en effet à ce patronyme d’origine espagnole, puisqu’un ‘zorro’ (prononcez «sorrow», désolé), c’est un renard, y compris et surtout dans les zones hispaniques du Nouveau Monde.

Que ce soit à l’école ou dans l’horrible prononciation française du dernier film à la mode (Stare Ouarze, comme ils disent), Mme Zède est toujours la dernière, sans contestation possible. Car, s’il y a des gens qui feraient n’importe quoi pour être en tête de l’annuaire (le syndrome du ‘triple A’, sans doute), bien peu envient de supporter le poids des milliers de patronymes qui les précèdent dans les registres, sauf à aimer signer son nom d’un Z qui ne veut donc pas toujours dire Zorro.

Heureusement, il est belge ‘Yan’, le ci-devant ministre (de la Sécurité et) de l’Intérieur, sinon, on l’aurait appelé Jean-Jambon, ce qui ne ferait que rajouter à la surprise de ce patronyme certes tout à fait honorable et commun. Mais les gens bons sont toujours prompts à se moquer d’un mot qui sonne comme une bonne tranche de rigolade. La fuite in-extremis d’un présumé terroriste sous le groin de la police locale, est-ce du lard ou du cochon?

En voilà un qui n’a pas franchement intérêt à la ramener trop souvent, au risque de quelques réflexions assez faciles. L’expression viendrait – sans que personne n’en soit vraiment d’accord – de l’accessoire vestimentaire en forme de collerette porté au XVIè siècle, et qui signalait la présence récurrente et peu souhaitée d’une personne dans une discussion. Et pourquoi la fraise (en tissu) s’appelait-elle ainsi? Sans doute parce qu’elle était…fraisée, c’est à dire taillée autour d’un axe, comme le sera plus tard une fraise de dentiste, simple homonyme du fruit rouge dont seul le sucre sera un lien vers la carie un jour.

A-priori, il n’existe pas de Caunasse dans l’Etat-Civil, ce qui épargne déjà quelques situations délicates aux porteuses de ce nom, sauf peut-être si elles habitent dans le sud de la France, le patois des moindres recoins de l’Occitanie ayant pris l’habitude de faire ‘sonner’ les lettres finales de quasiment tous les mots. La vie sera donc plus difficile en Provence ou en Gascogne qu’en Picardie ou en Lorraine, a-fortiori à Paris où l’on s’en tiendra à un très pointu ‘côna’…