Le site qui vous aide à comprendre le vrai sens de votre patronyme

et avant celle de la…Philosophie, il y a dans le calendrier de l’ONU celle du Handicap. Ce qui est souvent – mais pas toujours! – un obstacle pour certains vient en réalité d’une tradition de jeu d’origine anglaise. Désavantage ou point faible personnel, mais aussi détérioration des ressources naturelles (le Brexit est-il un handicap pour l’unité de l’Europe?), vous saurez tout en (re)lisant la chronique du novembre 2014 après avoir tapé le mot dans le champ de recherche…

… « la lanceuse d’alerte qui fait trembler Facebook ». En effet, cette ingénieure scientifique, ex-employée (et pour cause) de la Firme aux algorithmes (1) de plus en plus contestés, a fait fuiter un certain nombre (ou plutôt un nombre certain) de documents internes vers une Commission de contrôle boursier et surtout vers le quotidien économique américain Wall Street Journal. Résultat: la jeune femme, qui fait en ce moment la tournée – sous protection(s) – des rédactions européennes a plutôt intérêt à prendre de la hauteur. Et…c’est le cas, étymologiquement!

Comme son patronyme d’immigrée ne l’indique pas, Frances (2) a des ancêtres d’origine germanique mais pas allemande, car plus probablement scandinave. Sans entrer dans une bataille de frontières qui chercherait à déterminer (vainement) quelle racine était davantage utilisée du côté norvégien ou du côté suédois (ou danois, si vous voulez), le mot ‘haugen’ se compose d’une racine (haug-) et d’une forme de suffixe (-en) qui définit ou précise la syllabe qui précède; en l’occurrence ici celle qui désigne une colline.

Le ‘haugen’ est donc un toponyme, un nom de lieu qui s’est appliqué à un homme et sa famille qui venaient de ou habitaient cet endroit, comme par exemple les Dumont (3) ou les…Montebourg en français, si l’on rajoute une idée de village. Même construction et même raisonnement pour les Bergen (comme l’actrice Candice), ceux de la montagne (berg); ou encore les Hagen (comme la chanteuse Nina), ceux de la prairie (hag). Sans oublier les Lundgren (lund-gren, le bosquet vert) comme l’acteur américain d’origine suédoise Hans, dit Dolph…

Les composés les plus connus sont souvent les noms dits ‘de filiation’ (les descendants, directs ou pas), comme les Hansen (fils de Hans, autrement dit Jean, en français), les Larsen (de Lars), les Erikssen (d’Eric) ou les Andersen (la famille d’Ander, soit André) et des dizaines d’autres prénoms adaptés en noms…Certains ont simplement gardé le transfert du lieu comme les Dahl (la vallée), patronyme de l’actrice Arlène, l’une des « rousses incendiaires » dans le Hollywood des années 1940; ou encore…l’islandaise Björk  (bjork, le bouleau), lointaine descendante de bûcherons scandinaves! Quant aux divers Strand ‘descendus’ jusqu’en Allemagne, ils ont un rapport avec la plage de leur ancêtres. Au moins étymologiquement.

  1. Voir en archive l’article consacré à cette orthographe pas toujours respectée (nov. 2014)…
  2. Ça par contre, c’est du pur américanisme, dérivé a-priori du prénom le plus français possible…France, donc Françoise (ex-françouaise).
  3. Rappel: le ‘mont’ français vient d’un ‘montis’ latin qui désigne une colline, et non une montagne (sinon, c’est des Montagnier!) 

…même si le récit de ses exploits doivent se faire de la place entre entre deux faits-divers forestiers, alors que pendant ce temps des hommes font aller-retour à 400 kms au-dessus de nos têtes. Lui va ‘seulement’ aligner 122 kms, mais sur Terre, ou plutôt dans l’eau puisque ce nageur handisport de l’équipe paralympique nationale a choisi de traverser le lac Titicaca, à quatre mille mètres d’altitude entre Bolivie et Pérou, et par dix degrés de température. Raison(s) de plus pour prendre bien soin de lui, y compris étymologiquement!

Le jeune homme (21 ans), amputé des quatre membres à la suite d’une méningite foudroyante dans son enfance, porte un nom relativement rare qui circule plutôt dans le tiers nord de la France entre Normandie et Lorraine, ce qui tombe plutôt bien puisqu’il est natif de Lunéville (54300*). A l’origine du mot, il y a la racine latine ‘cura’, un nom commun qui est également présent dans le verbe ‘curare’** qui signifie soigner. Drôle de coïncidence…

En fait, ce terme, qui est entré dans le vocabulaire français dans une dimension toujours…’curative’, quasiment toujours médicale (y compris quand vous allez faire une ’ cure’ pour soigner vos articulations) n’a pas toujours eu cette connotation de remède voire de souffrance. Dans une cure justement, qui est plutôt un traitement ‘light’, la principale action est que l’on ‘prend soin’ de vous: le mot est suffisamment équivoque pour qualifier à la fois des soins hospitaliers ou chirurgicaux et un protocole ou un suivi moins agressifs…

Et c’est bien là le premier sens de ‘curare’, c’est-à-dire prendre de soin de quelque chose ou de quelqu’un, s’occuper de lui (ou d’elle). Exemple…équestre: quand vous allez ‘soigner’ un cheval (ou n’importe quel autre animal), il n’est pas forcément blessé, vous allez simplement lui donner à manger et/ou entretenir la propreté de son habitat (c’est pareil pour les poules ou les cochons).

De fait, les Romains pensaient d’abord au sens figuré, d’où une dimension beaucoup plus sociale, psychologique et même… politique. Pour soigner ses électeurs, il faut consacrer son temps à l’action sur le terrain; et pour soigner…son style, il faut faire des efforts pour bien écrire, à la fois dans la forme et dans le fond, y compris jusqu’à se faire une crampe à la main si vous êtes inspiré et donc, éventuellement, aller faire soigner votre poignet…

Seulement voilà, depuis cette époque, les choses sont devenues beaucoup plus terre-à-terre (littéralement) puisque, en dehors de la dimension médicale, l’idée de soigner a pris le sens de nettoyer. Et même de nettoyer à fond: la preuve, quand vous curez votre assiette (je vous fais grâce d’autres récipients), c’est que vous ne laissez aucune trace de nourriture dedans. Malheureusement, dans une France majoritairement rurale pendant des siècles, il semble que le mot se soit implanté dans les campagnes pour désigner des gens qui vidaient des cuves ou qui ‘râclaient’ des fossés.

C’est ainsi que, dans le sud (basse vallée du Rhône), on trouve des composés de Curin avec un suffixe de métier, sous la forme Curinier, souvent en rapport avec des puisatiers, des nettoyeurs ou déboucheurs de puits (pas forcément creuseurs, en l’occurrence). Dans le bassin de la Seine, on repère également des cas (toujours rares) de Curnier, version contractée peut-être plus ‘parisienne’. 

Profitons-en pour signaler enfin quelques Curnillon de la même famille, qui témoignent d’un diminutif après maintien de la présence du ’n’ et inversion de sa position; on ne dit pas Curillon, pour éviter une confusion avec d’autres mots : la Curie est une « assemblée » (autre racine) autour du Pape, par exemple; par contre, la cure (d’une église) est bien l’endroit où habite le…curé, participe passé de l’ancien verbe ‘curer’, s’occuper, qui exprime ici le rôle de celui qui est chargé de veiller au salut (des âmes) des fidèles. 

Plus prosaïquement, parions que ses accompagnateurs (l’ancienne nageuse olympique Malia Metella et Matthieu Wietvoet, éco-aventurier) sauront forcément bien prendre soin de Théo pendant cette traversée héroïque.

(*) Mais ça n’est qu’une indication géographique, jamais une preuve étymologique…

(**) C’est juste l’infinitif latin, aucun rapport avec le poison, connu sous une foule d’autres mots dans le monde, et dont la forme francophone serait (rien n’est sûr) héritée d’un mot caraïbe en rapport avec « la mort lente » (what else?)…

…auquel on ‘joue’ à condition de travailler tous les soirs de la semaine (déplacements compris) selon le classement de votre club. En ce qui concerne l’Equipe de France, la question ne se pose pas, c’est marche ou crève, et les sommes investies dans les différents médecins, soigneurs, masseurs et autres kinésithérapeutes ne peuvent pas grand-chose, à un moment donné, contre la fatigue anticipée des organismes. Les grands garçons qui se vautrent par terre les uns sur les autres à chaque fois qu’ils marquent un but se blessent donc forcément, parfois à répétition, ou sont hors-jeu pour…éviter de se blesser. C’est donc pour la défection annoncée d’un sélectionné national lors d’un prochain match qu’on a dû faire appel à un ‘Français d’Italie’(1) inter-national (on ne peut pas dire mieux, d’un point de vue étymologique). 

Contrairement à sa région d’origine (la Loire-Atlantique), le nom de ce natif d’Ancenis (quelques kilomètres à l’ouest de Nantes) n’a rien à voir avec le Vertou de la conurbation nantaise elle-même dont l’origine semble venir d’un terme gallois qui évoquait la sérénité et le silence…Car le ‘e’ central de ce Veretout-ci n’est pas muet et se prononcerait d’ailleurs plutôt ‘vérétout’ à l’origine, pour ne pas dire ‘vairetout’, ce qui le rapproche directement de sa racine réelle.

Il s’agit en effet de ce qu’on appelle un ‘double dérivé’ (la suite de la suite d’un mot) qui prend racine sur une orthographe de ‘vair’, très commune à l’époque médiévale, et qui a un rapport avec le latin ‘varius’, lequel donnera plus tard varié, variété, variant et autre variation, bref tout ce qui change ou qui est différent. Reste à savoir différent de quoi, et à quoi le qualificatif s’applique. 

Car le premier mot issu de la racine latine va être ‘vair’, celui aidera – malheureusement – à fabriquer des pantoufles en fourrure de vairon, un petit écureuil aux poils bi-colores (gris-noir) d’où son surnom ‘à la couleur changeante’ (2). Et c’est évidemment pour les mêmes raisons que l’on parle d’yeux vairons (chaque oeil sa couleur en principe, mais parfois deux couleurs sur le même iris). D’autant que le sens que lui avaient donné les Romains était plutôt bigarré (comme une mosaïque) voire tacheté (comme un pelage de fauve); ce qui les a vite conduits, au sens…figuré (c’est-à-dire cette fois, littéralement sur la figure), à parler des taches de rousseur sur un visage!

Au fil des siècles, le patronyme Vair, puis Vairon et Vairet se sont formés, une seconde orthographe en Véron et Véret apparaissant rapidement dans certaines régions (3), ce dernier donnant naissance à des Veretout qu’il ne faut pas forcément interpréter comme ‘tout vairé’ (plein de taches de rousseur?) mais sans doute comme une variante de Veretou, un diminutif (affectueux ou familial) de Veret.

Notons au passage que notre joueur n’aura plus qu’à se tremper dans le grand bain du Championnat, un peu comme d’habitude puisque son prénom est la version (inutilement?) américanisée de Jourdan ou Jourdain, sorte de titre donné aux chevaliers (ou pèlerins) qui étaient allés se mouiller dans les eaux du fleuve qui traverse…la Jordanie (of course), Israël et Syrie, et dont le nom signifie en arabe ‘la rivière du Jugement’…Autant dire l’arbitre du match, y compris étymologiquement.

(1) Il joue à l’AS Roma

(2) Voir l’article très complet sur…Bayrou (vayrou!). Le vairon est également bien sûr un petit poisson aux écailles aux reflets changeants, etc… 

(3) Pas forcément des erreurs d’orthographe mais la volonté de différencier des familles.

…ou plutôt « pour la prévention de l’exploitation de l’environnement en temps de guerre et de conflit armé« ! En clair, faites gaffe, les soldats, à ne pas écraser les fleurs des massifs quand vous montez à l’assaut de l’ennemi (sic). Bon, il va donc falloir y rajouter la prévention de l’environnement en temps (plus ou moins) de paix si l’on veut sauver la planète; ce qui ne sert peut-être plus déjà à grand-chose, dixiti Greta à la fin de la réunion des COPains (*), mais ceci est une autre histoire.

Malheureusement, il semble que le climat soit depuis longtemps sur la mauvaise pente, et pas que pour des raisons de réchauffement du même nom: même étymologiquement, c’est un terrain glissant. La preuve en vous replongeant dans le toujours valable article de 2018, en tapant le mot dans le champ de recherche (et en descendant dans la page). Le tout, d’un doigt -forcément- bien tempéré

(*) Quoi, c’est pas ça?