Le site qui vous aide à comprendre le vrai sens de votre patronyme

…c’est pour cela que la place de député laissée vacante en Bouches-du-Rhône par le futur Premier Ministre autoproclamé (à cette date) Jean-Luc Mélenchon (1) sera désormais occupée par la candidature aux élections législatives de son directeur de campagne aux présidentielles (vous suivez?).

Notre presque (Em)Manuel, dont l’origine biblique signifie ‘Dieu est avec nous’ (c’est Jean-Luc qui doit être content!), a un nom assez caractéristique d’une provenance méridionale; en effet, la majorité des porteurs de ce patronyme sont localisés dans des départements du quart sud-est, tels la Drôme, l’Hérault, le Var ou le Vaucluse, sauf déplacement ‘récent’ (2) d’une souche familiale ou une autre. 

D’un point de vue linguistique, le mot aurait pu être un peu risqué car, question sonorité, il possède une syllabe finale qui évoque en général quelque chose de péjoratif (3), comme dans fuyard, viandard, cabochard, chauffard et autres variations sur un nom commun qui apportent toujours une certaine exagération, pour ne pas dire plus…Or, coup de chance et de langue, ce n’est pas le cas ici puisque la prononciation ‘-ar(d)’ ne fait que reprendre fidèlement la racine latine du mot.

Pour approcher un peu plus facilement les Bompard, il faut mentionner l’existence d’autres formes – en général antérieures – comme les Bompart, les Bompars voire les Bompar tout court, eux-mêmes versions un peu ‘appuyées’ de Bonpars et Bonpar (le ‘m’ pour le ’n’, tout comme le ‘d’ pour le ’t’ est réputé plus ‘lourd’)…Bon, ça en fait des transformations, mais cela ne change rien au sens, d’autant que l’expression latine d’origine est ‘bon par’ ou mieux ‘bona pars’ (4).

Pas besoin d’avoir habité Rome pour comprendre le français clairement décalqué en ‘bonne par(t)’, qui illustre plus ou moins complètement ce que pensaient les Augures, ces prêtres romains chargés de deviner l’avenir en observant dans le ciel le passage des oiseaux, messagers célestes des Dieux (à l’époque, on ne chassait pas la tourterelle dans les cols du Pays Basque). Bref, ces messieurs partageaient le ciel en deux (au moins) et si les piafs passaient du bon côté, autrement dit dans la ‘bonne part-ie’, cela devenait donc de ‘bon augure’.  

Il semble que ce ’Bom-par(d)’ soit resté fidèle à l’interprétation antique pour devenir ce que l’on appelle un ‘nom de personne augural’, c’est-à-dire donné en surnom à quelqu’un que l’on plaçait sous (bonne) protection divine, ou en tous cas du bon côté du destin. C’est également le cas des Bonneville par exemple, et autres Bonaventure ou Bonnemaison…

Mais ce ‘par’ n’a pas gardé que le sens de ‘bon’ (ami) mais aussi celui de ‘égal’; en effet, ce petit adjectif latin contient surtout une notion de…parité, soit pour désigner des choses de dimensions ou de volume égaux, soit pour qualifier des personnes de même condition ou de même rang. Dans ce dernier cas, c’était très précisément la façon de classer les différents…gladiateurs en fonction de leur force ou de leur équipement de combat, par catégories égales; plus communément, en plus de représenter une…paire (même racine) de compagnons, l’expression a pris un sens politique en désignant des sénateurs (« inter pares ») puis n’importe quelle assemblée d’élus, dirigeant ou président compris mais restant tous de même rang (en confrérie par exemple).

Un Bompard était donc reconnu comme un ‘bon pair’ (pas forcément père), quelqu’un qui intervenait en bonne part, à sa place mais avec succès, dans des conflits par exemple; on oserait presque pousser un peu le jeu de mots en allant jusqu’à imaginer que ce pourrait être le nom idéal pour le responsable d’un bon par…ti. Au moins étymologiquement!

(1) Son étymologie est dans les archives (juin 2021). Tapez son nom dans le champ de recherche en haut à droite de cette page.

(2) Deux ou trois siècles, pas le dernier déménagement du grand-père!

(3) De nombreux exemples dans ces colonnes. Cliquez sur ‘Références’ puis ‘Liste des chroniques’ sur la page d’accueil.

(4) En corse (italien) on dit évidemment…bona parte!

…car vous risquez de le voir à l’affiche et à la Une des futurs grands tournois mondiaux: on ne se ‘paye’ pas impunément Nadal* puis Djokovic* aux Masters (de tennis) de Madrid en faisant une entrée fracassante dans le top 10 des meilleurs joueurs de la planète. Sur le parcours d’un Grand Chelem, le nouveau prince Charles (Carlos) de la raquette espagnole n’ira pas à Roland-Garros (par exemple) pour gagner des queues de cerises…sauf étymologiquement peut-être!

En effet, de la même façon qu’un certain nombre de nos patronymes sont formés sur un nom de plante ou d’arbre, il semble que ce soit le cas de notre Murcien (1), comme beaucoup d’autres familles du bassin méditerranéen. A la racine…de cet arbre, il y a un noyau que l’on doit aux Grecs au milieu du mot ‘kerasos’ (ou kerasion) qui évoque une cerise.Il semble que le son même de cette racine vienne du nom commun ‘keras’, le mot qui a un rapport avec quelque chose de dur, dur comme du bois, comme un noyau donc mais finalement comme de la corne; d’où les termes ultérieurs comme kératine, kératose, etc.

Bref, au gré des mouvements des peuples – le plus souvent lors de guerres – ce ‘kerasos’ traverse les eaux et les siècles pour se retrouver un jour dans le répertoire…arabe, en tous cas de culture arabe. Car, d’un point de vue historique et géographique, c’est pendant la période des califats musulmans au sud de l’Espagne actuelle (2) que ‘al-karaz’ (« l’arbre à cerises ») puis alcaraz va s’attacher d’abord au cerisier puis, par métonymie, au propriétaire ou à l’exploitant des arbres fruitiers en question, d’où le nom propre à la fin.

Le sud de l’Espagne compte d’ailleurs plusieurs sites qui portent ce nom en référence aux vergers qui y étaient implantés; ce qui rend également possible le surnom d’une personne non pas directement en rapport avec le fruit rouge mais tout simplement originaire d’un village déjà appelé ainsi, y compris s’il était vendeur d’abricots ou cultivateur de fraises…et même, carrément, s’il était potier, ce qui semble bien loin des queues de cerises.

C’est que, d’un strict point de vue linguistique, certains Alcaraz peuvent être une variante de ‘alcaraza’, qui qualifie un « récipient creux », le plus souvent une carafe, parfois un vase ou une jatte. Par conséquent, ‘l’al-caraz’ se retrouverait être celui qui fabrique ce récipient, soit un potier ou éventuellement un verrier! 

En tous cas, aucune équivoque – même par mauvaise prononciation – avec un ‘alcazar’ rendu célèbre par un palais de Séville qui a donc pris une majuscule en même temps qu’un classement trois étoiles. Et comme la construction commence encore pendant la période d’occupation musulmane, il en devient synonyme de ‘palais’ ou, dit plus simplement, de ‘maisons du roi’, quel que soit le titre exact et l’identité du propriétaire. 

Linguistiquement parlant, c’est donc d’abord ‘al-casar’, non pas la maison (casa) mais le hameau (du roi), dont le pluriel aura également du succès en Casarès (comme l’actrice française d’origine espagnole Maria). Las Casares, c’est un peu l’image transposée du ‘hameau de la Reine’ à Trianon, un groupe de bâtiments accueillant la Majesté locale.

On a donc le choix pour Carlos entre une histoire de cerisiers (le cas le plus fréquent) ou celle de maisons royales, ce qui ne déparerait pas avec le destin que se prépare le tennisman sur les courts. En tous cas étymologiquement.

(*) L’analyse de leur nom est disponible en archives

(1) Originaire de la province de Murcie (côte sud-est)

(2) 8ème – 13ème siècles (au moins)

…à dessein ou pas (1), en tous cas Régine ne pouvait être qu’une ‘reine (de la nuit)’, puisque c’est exactement l’origine du mot, d’après le latin ‘regina’ qui désigne une…princesse ou plus généralement une grande dame, puis, dans un contexte historique et social bâti sur la royauté, une ‘vraie’ reine, femme du roi. Le raisonnement a également pris de la hauteur en religion (chrétienne), le simple et obligatoire ajout de la majuscule devenant alors l’épithète de ‘la Reine du ciel’ (ou des Cieux) soit la Vierge Marie.

Inversement, devenir ou être le roi (2) ou la reine va qualifier, en tant que nom devenu commun, une personne qui possède ou qui gère un certain nombre de richesses ou de sites (le roi du pétrole, la reine des patinoires, etc). C’est ainsi que Régine, l’animatrice infatigable des nombreux établissements de nuit qu’elle a créés autour du monde est devenue ‘reine’; et ce n’est pas la seule célébrité à promouvoir le titre puisqu’il faut rajouter les variantes linguistiques comme l’italien (évidemment) Regina, abrégée au cinéma pour faire…Gina (Lollobrigida (3), mais aussi la version francisée Réjane (la rivale de Sarah Bernhardt sur les planches de théâtre à la fin du 19ème siècle (4), et enfin la forme la plus complexe parce qu’empruntée au masculin ‘roi’ (rex, en latin) soit…Roxane!

Il n’empêche, tout ça c’est du show-business puisque vous savez bien que Régine (de la nuit) s’appelait en fait Regina Zylberberg, descendante de parents juifs ashkénazes c’est-à-dire issus d’une diaspora implantée en Europe de l’Est, en l’occurrence en Pologne. Ne reste plus qu’à piocher dans le répertoire clairement germanique (au sens large, en intégrant toutes les racines ‘coincées’ entre la zone romane et la zone slave) pour comprendre le mot comme ‘zylber+berg’, que vous avez déjà traduit si vous pratiquez l’allemand ou même le saxon (anglais).

La première partie est en effet l’une des nombreuses écritures (selon les pays actuels) qui désignent l’argent (‘silver’ en anglais, est probablement plus facile à accepter), ce qui donnera naissance au métier des Silbermann germains, soit l’homme-qui-touche-l’argent (sous-entendu pour en faire des bijoux) un orfèvre; Zylbermann, voire Zylbering (ring, bague) étant plutôt l’orthographe polonaise (le ‘zy’). Selon les époques, on trouvera également des Zilversmit ou Zilversmid (le ‘smith saxon, le faiseur) jusque dans l’Alsace contemporaine.

Sachant que la seconde partie (berg) du patronyme est la définition d’une montagne (ou d’une colline), on arrive à un sens final qui nous amène évidemment à une ‘montagne d’argent’ qu’il faut sans doute un tout petit peu interpréter. Sachant qu’il serait trop ‘tardif’ d’intégrer tout ça dans une légende romantique des nombreux mythes germaniques ou scandinaves, ce lieu n’a probablement rien à voir avec une caverne d’Ali Baba…ou presque car il peut être le surnom d’un site où il y a(vait) des mines d’argent, ce qui serait du coup totalement descriptif et donc logique.

Une autre possibilité, plus poétique, se retrouve dans certaines régions…de France (par comparaison), et s’oriente en fait vers un paysage vallonné planté d’arbres aux feuilles argentées, le plus souvent du peuplier blanc; lequel, sous l’action du vent, donne de loin l’impression d’une montagne argentée…Le surnom local vient alors d’une sorte de toponyme qui caractérise la provenance de la personne.

Mais le dernier état-civil de la chanteuse sera finalement Choukroun, après mariage (et divorce) avec un Roger qui aura peut-être représenté -sinon inspiré- sa dernière coiffure puisque le nom vient du mot arabe ‘ashqar’ qui signifie roux (rouge ou blond foncé). Bref, une femme aux bijoux qui en aura vu et fait voir de toutes les couleurs; y compris étymologiquement.

(1) Ou bien, mais alors de très très loin, une allusion à ses capacités vocales, en comparaison du rôle de la Reine de la Nuit dans ‘La flûte enchantée’ de Mozart? 

(2) Pour une fois, c’est au masculin que ce ‘titre’ va être le plus sensible et parfois devenir une injure s’il est suivi d’un terme plus agressif…

(3) Elle se prénomme en fait Luigia (féminin de Luigi, Louis)!

(4) De son nom de famille…Réju, pas très féminin.

…particulièrement solennel et sérieux, surtout quand on vous pose un collier doré autour du cou (quand on est – entre autres – Président de la République), quand on vous épingle un morceau de tissu coloré sur la poitrine ou qu’on vous colle une étoile en métal sur le front (un chef militaire), quand on vous coiffe – par exemple – d’un losange en carton blanc et doré (Pape) ou d’un bonnet assorti à la cape en fourrure en plein soleil (les confréries du bon vin et autres spécialités)…bref, tout autre comportement qui serait hautement suspect dans d’autres circonstances devient un rite obligatoire quand tout le monde se retient de rire. Ce serait plutôt même pire…

Pas besoin d’avoir coiffé un ridicule chapeau en carton noir carré avec pompon qui pend pour comprendre que le mot ‘investiture’ vient du verbe investir, tout comme…investissement d’ailleurs; il faut donc beaucoup de l’un pour supporter l’autre, laquelle peut alors devenir à la source de pas mal de l’un…Le verbe latin illustre parfaitement bien, au sens le plus concret du terme, l’une des phases des cérémonies décrites plus haut, puisqu’il signifie revêtir ou garnir. 

Revêtir un vêtement, style chasuble, chemise, pourpoint, uniforme, bretelles ou que sais-je; ou revêtir un accessoire, comme un bijou, collier, bracelet, bague, médaille, plumeau ou insignes divers. Quant à garnir, c’est un peu l’idée de ‘bourrer une boite’ de quelque chose, et là encore vous avez l’embarras du choix, que ce soit nourriture, graines, jouets, chiffons, pièces d’or, billets de banque; c’est même pour ça que vous pouvez investir un bas de laine (ou une chaussette si moins de moyens) avec de l’argent, lequel sera à son tour…investi à l’agence du coin.  

Pendant une époque, l’investiture a quitté le sens propre quelque temps pour figurer l’idée qu’une personne était ‘remplie’ de quelque chose, en général des pouvoirs magiques, spirituels ou plus terrestres: magiciens,  (grands) prêtres et autres généraux d’armée ont vu leur valise à illusions, ordre de mission ou de responsabilité territoriale se charger d’attributions de plus en plus étendues. C’est ainsi que l’on peut ‘investir des lieux’, c’est-à-dire être autorisé à pénétrer de plein droit dans une résidence (L’Elysée ou un ministère) ou dans un pays (les Russes auraient investi le Donbass). Investir la place est une chose, mais investir la fonction en est une autre, ce qui nous ramène très clairement à notre verbe latin!

En effet, ce sens de ‘revêtir’ est tout sauf innocent: si, en français, le verbe est composé avec le préfixe ‘re-‘ pour faire re-vêtir (mettre un vêtement), le latin en utilise un autre qui est ‘in’ pour in-vestire’, soit littéralement mettre sur soi les éléments de costume qui permettent d’annoncer la fonction, le grade ou la dignité du récipiendaire. Autrement dit, en français plus courant…prendre une veste! Et ça, très étymologiquement!

…qu’on a bien compris que le courageux Secrétaire Général des Nations Unies qui va sur la ligne de front en Ukraine (une rareté pour l’ONU) est d’origine espagnole. Or, Antonio est portugais, ce qui n’est pas du tout pareil sauf un petit peu quand même linguistiquement parlant. De plus son patronyme, de provenance typiquement ibérique, est d’origine (*)…germanique!

Mais commençons par le commencement, à savoir la graphie (l’écriture) de la consonne finale: la règle générale veut que ce soit un ‘z’ qui marque l‘orthographe espagnole et un ’s’ pour la portugaise. Entre autres raisons phonétiques et techniques, on a longtemps considéré (surtout les Espagnols!) que ce ‘z’ était plus ‘noble’ car authentiquement castillan, les noms en ’s’ n’étant que des ‘dérivés appauvris’ de la lettre…Bref, Perez n’est pas Peres, Rodriguez n’est pas Rodrigues, et la Seleçao n’est pas le Real.

Même raisonnement pour ce qui concerne la prononciation à l’hispanisque de ‘Gouttiéresse’, dont on signale au passage qu’il n’a évidemment (il y en a qui ont de ces idées) aucun rapport avec la ‘gouttière’ française, autrement dit le conduit chargé de collecter les ‘gouttes’, sous-entendu de pluie…Par ailleurs, on s’approcherait plus facilement de la véritable racine du mot en le prononçant à l’allemande, soit un ‘guthrès’ très…guttural, et pour cause :

Une fois détaché le suffixe de filiation (le -es ou -es désigne le fils de ou le descendant de quelqu’un), la partie ‘gutter-‘ provient de l’assemblage de deux sons empruntés aux peuples teutons du nord de l’Europe et qui se sont agglomérés avant diverses versions, soit ‘gunt+hari’. Et…gunt/gunt a un rapport avec le combat; et ‘hari’ est le mot qui désigne l’armée! Autant dire qu’il n’y avait pas mieux qu’un Gutteres pour aller apporter son soutien à des soldats qui se battent.

 Cela étant, certains auraient bien rebaptisé notre homme Gautier, puisque le ‘prénom’ français, avec ou sans ‘h’, vient peu ou prou des même racines et pourrait être une forme voisine de Guterres; il faut alors attribuer le début du nom à une syllabe un peu différente, soit l’ancien verbe ‘waldan’ qui signifie commander (l’armée), d’où le plus souvent le surnom d’un chef de guerre. Ici, pourquoi pas celui qui gouverne les bataillons des fonctionnaires du ‘Machin’ cher au Général de Gaulle, qui s’appellerait donc en quelque sorte Antoine Gautier en français!  Au moins étymologiquement.

(*) provenance et origine, ce n’est pas pareil; l’une est géographique, l’autre (dans ce cas) génétique.