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Résultats de recherche pour : Nobel

Ce sont des ondes qui vont faire des vagues, même si l’on ne peut se faire qu’une vague idée d’après ce qui passe sur les ondes. Déjà, pour les électro-magnétiques, je ne tenterais pas de questionner le premier passant venu (dont moi) sur un trottoir; quant aux ‘gravitationnelles’, ça ne se voit pas, ça ne sent rien, mais ça fait du bruit au moins dans la communauté scientifique: trois savants américains viennent de recevoir, conjointement, le prix Nobel de physique. Alors, on dit «Merci, Bernard»?

…et qui mériterait de figurer dans notre « Série bizarre » (1). En effet, le tout nouveau (co)lauréat du prix Nobel de physique a dû passer des années à épeler et se justifier d’un patronyme qui n’a rien de désobligeant mais qui a tous les…aspects d’un erreur d’enregistrement administratif. Et c’est peut-être le cas, il n’y a pas si longtemps…

Le nom commun ‘aspect’ vient du latin ‘aspicere’ formé, comme le mot français, d’un préfixe (a-) et du verbe ‘spicere’ qui signifie voir; ou plutôt regarder et même regarder fixement ou avec insistance. Le ‘a-‘ initial atténue un peu cette attention soutenue, par contre le même verbe assemblé avec le préfixe ‘per-‘ qui indique une pénétration, va donner per-spicace, ce qui veut bien dire tirer une conclusion après une observation soutenue (un regard transperçant).

‘Aspicere’ en tant que tel, une fois contracté pour faire le mot français (vers le 15è siècle, pas avant) évoque donc le regard que l’on porte sur quelque chose ou quelqu’un, ainsi que l’idée que l’on s’en fait : « cette viande a un aspect bizarre » ou «  le prévenu avait un aspect sale « , etc…constatons au passage que la connotation est souvent péjorative; quel que soit le domaine, la chose ne fait pas envie.

Ce n’est pas du tout le cas des Aspect avec une majuscule (et ce serait d’ailleurs très injuste) car on ne voit pas pourquoi on aurait à un moment désigné quelqu’un par un mot sans qualificatif. En effet, quand on parle d’aspect (l’apparence), impossible de ne pas préciser de quelle nature il s’agit (et nos ancêtres ne s’en privaient pas, le qualificatif étant en général le seul à rester dans le langage courant). 

Il est donc  fort probable que cet Aspect soit une ‘erreur’ (ou volonté, mais ça n’est pas le champ de recherche de l’étymologie) d’après Aspet voire Aspe, c’est-à-dire la région des Pyrénées-Atlantiques, plus précisément la vallée béarnaise éponyme (2). Il n’est pas impossible, comme c’est arrivé dans de nombreuses autres régions, qu’un officier d’Etat-civil (à l’occasion de recensements sous le Second Empire, par exemple) ait pu un jour considérer un ‘Aspois’ comme un ‘Aspé’ tellement peu académique qu’il aurait rectifié son orthographe.

De fait, cet Aspect-là aurait pour origine une creux dans le sol, autant dire une fosse ou une forte dénivellation de terrain, un ‘azpe’ formé sur deux racines d’influence celte (3) qui évoquent une ‘pierre ou un rocher dessous’ ou plus certainement ‘en bas’ d’où l’idée de cavité…D’autres linguistes penchent plutôt vers un rapprochement avec le mot basque (hum…) ‘ezpel’ qui désigne le buis; reste à aller voir dans le village des aïeux si l’arbuste y poussait abondamment.

Autant ne pas descendre trop profond dans cette…racine pour y trouver l’inspiration de notre lauréat sur « l’intrication des photons dans la physique quantique »; tout cela doit sans doute s’expliquer simplement mais a un aspect un peu trop compliqué ici. Même semble-t—il étymologiquement!

(1) Voir les nombreux noms équivoques en recherchant dans l’onglet ‘Références’ puis ‘Toutes les chroniques’ (lettre S)

(2) On sait que la famille d’Alain est arrivée en Lot-et-Garonne dans les années 1930; la réserve de discrétion ne me permet pas de consulter la généalogie familiale de façon plus poussée. 

(3) Les Celtes sont présents dans tout le Sud-Ouest bien avant leurs ‘descendants’ gaulois, puis les Romains.

…puisque la très grande majorité des médias ont pris l’habitude de la désigner par son seul patronyme, depuis l’époque de la chute du Mur de Berlin jusqu’à sa disparition récente, en passant par le Nobel de la Paix qu’il avait reçu pour sa contribution à la fin de la guerre froide. D’ailleurs, certains d’entre vous connaissent peut-être son prénom, ou en ont un vague souvenir…Alors?  Encore quelques secondes de réflexion avant de passer au paragraphe suivant et de voir pourquoi l’homme à la tache sur le crâne ne portait pas tout à fait le nom qu’il fallait.

Bravo, on le connait avec le prénom Mikhaïl, version russe et…arabe de l’hébreu Mikael soit ‘mi-: celui, -ka-: comme, -el (pour Elohim): Dieu’ (rien que ça), ce qui a donné le français Michel évidemment, mais aussi l’anglais Michaël (comme Jackson) ainsi qu’en allemand (1), le scandinave Mika (comme le chanteur…libanais, de son état-civil américain Michaël Holbrook),  le catalan Miquel et le basque Mikel, l’ibérique Miguel (avec un ‘k’ plus guttural), ainsi que tous les Micha, Michal, etc…sans oublier leur diminutif le plus célèbre, un Mike américain de style très western ou policier surnommé plus familièrement…Mickey.

Certains l’ont parfois appelé Sergueï (Serge ou Sergio) qui est en fait son ‘premier nom de famille’, la tradition slave alignant en général le signalement du père (ou de la mère); son état-civil complet était donc Mikhaïl Sergueïevitch Gorbatchev (Michel, fils de Serge); quant à son nom…propre, qui existe sous la forme proche Gorbatchov (et souvent prononcé ainsi par les Européens), il est assez simplement formé sur la racine ‘gorb-‘ suivi d’une des multiples possibilités de suffixe.

En effet, selon que vous êtes un Gorbatchev, Gorbounov, Gorbatchevski ou Gorbatzski, un Russophone comprendra rapidement que vos ancêtres venaient de la ‘Grande Russie’, de la campagne moscovite, de la Biélorussie ou de l’immigration lettone (2). Et non seulement ça, mais aussi que, à un moment donné le la lignée familiale, il y a eu quelqu’un qui s’est fait remarquer par une particularité physique.

En effet, comme dans toutes les autres langues, les patronymes sont le plus souvent fondés sur une racine en rapport avec une information qui permet de situer celui dont on parle en fonction de son lieu d’habitation, de son groupe social, de son comportement, de son vêtement, de son caractère ou de son physique (et plus si affinités ou inimitiés)…Notre Mickey caucasien du Nord, lui, n’avait pas de grandes oreilles mais une…bosse, puisque tel est le sens de la racine ‘gorb-‘.

L’un des ascendants de notre homme était donc bossu, ce qui désignait une bosse sur le dos (et non pas sur le crâne); dans ce cas, il aurait pu s’appeler Lysenkov (le chauve) ou même Ryabov (celui qui porte des traces sur la tête (3), pour faire allusion à l’angiome de naissance que portait « l’homme de la perestroïka »  (la reconstruction, sous-entendue économique). Heureusement, comme en français, avoir la bosse (de quelque chose) n’est pas forcément un handicap!

(1) Prononcez le ‘ch’ un peu plus ‘mouillé’ . 

(2) Un ‘Gorbatchenko’ serait typiquement…ukrainien.

(3) Les traces en question étaient en général dues à une maladie de peau.

…n’est pas « le premier milliardaire de l’Histoire à avoir effectué un voyage dans l’espace », mais plus précisément le premier propriétaire de sa propre navette a être allé aux confins de cet espace dans lequel des ‘touristes’ pourront flotter en apesanteur à 480 euros la…seconde (1). Mais le moins qu’on puisse dire, c’est que l’homme a néanmoins mis le feu à l’avenir, y compris peut-être étymologiquement.

Curieux mot d’ailleurs que ce Branson, sur la sonorité duquel on serait prêt à parier pour une racine anglaise. C’est le cas, effectivement, pour la forme la plus ‘récente’ (ère britannique puis américaine), mais les extrémités de cette racine viennent d’un peu tous les pays du vieux continent…Le premier indice (et le plus facile) permet de détacher la seconde partie du nom en Bran-son, soit, en toute probabilité, une terminaison qui marque la filiation (son, le fils de…, tout comme dans beaucoup de patronymes en suédois : Ericsson, le descendant d’Erik; ou, légèrement modifié, en danois : Ander-sen, le rejeton d’un André, Christiansen, etc).

Dans les répertoires scandinaves, on trouve justement ce qui pourrait bien être la version originelle (et originale) de notre terme, soit Brännesson, le gars de la lignée d’un Bränne hérité du son germanique Brant (comme le pseudo du chanteur Mike!) ou Brandt (comme les machines à laver) ou encore Willy (pas l’orque, le chancelier allemand et Prix Nobel de la paix (2). Bref, cet ‘étymon’ (le son de base) nordique va évidemment se disséminer dans plusieurs parlers saxons (puis anglo-), avec l’idée très disparate d’un ‘élément d’attaque’…

En effet, selon les pays, on pense que la définition la plus ancienne (12ème siècle) évoque un support enflammé comme une torche ou un tison, selon que vous voulez mettre le feu aux maisons de la tribu ennemie ou rallumer les braises sous la marmite familiale. Vous pouvez également utiliser la chose comme lampe de poche portable dans la nuit, ce qui va progressivement faire évoluer le manche vers un objet en métal travaillé et pointu, donc une masse ou une épée dont le rapport avec une flamme reste celle qui a forgé la lame ou éventuellement le reflet du soleil dans la bataille! (3)

Curieusement, cet élément ‘brant’ germano-scandinave, structurée en ‘brandau’ en Allemagne, émigrée en Angleterre en ‘brandon’ (celte), puis branson en Amérique a été principalement conservée sur le Vieux-Continent grâce à la langue…italienne dans le prénom Brando, également adopté comme patronyme par un certain Marlon par exemple. L’acteur né dans le Nebraska revendiquait d’ailleurs un patrimoine génétique d’au moins cinq branches, soit irlandaise, allemande, anglaise, hollandaise et française. 

Il affirmait que son propre grand-père, donc de l’Histoire très récente, de naissance Brandau, avait francisé son nom en…Brandeau pour pouvoir quitter l’Europe et enfin opté pour un Brando d’apparence très ‘rital’ au passage des guichets d’émigration new-yorkais. Sans savoir que son petit-fils allait bientôt faire briller une nouvelle étoile au firmament du cinéma, bien avant que Richard n’aille lui-même s’en approcher beaucoup plus physiquement en allumant une torche à sa fusée et donc, peut-être, étymologiquement aussi!

  1. Deux astronautes non-professionnels (et milliardaires) ont déjà fréquenté le véritable vide en allant dans la station spatiale internationale.
  2. En fait, il s’appelait…Herbert Ernst Karl Frahm, mais avait -lui aussi- pris un pseudo qu’il fera reconnaitre plus tard, pour échapper à la main-mise nazie sur son parti politique (concurrent et distinct). 
  3. Il existerait bien une autre racine homophone ‘brann’ qui concerne la bruyère (la brande?) mais quel rapport avec…un fils de?

…les lauréats ne recevront pas leur prix, du moins en ‘présentiel’ comme on dit depuis l’ère CoVid-19, tout rassemblement à Stockholm étant…dynamitée pour cause de pandémie mondiale (1). Après Math, Chimie, voici donc Littérature, une récompense très convoitée accordée -rareté- à une Américaine de 77 ans, dont l’Académie salue une oeuvre poétique entreprise en…1960 (visiblement, le téléphone suédois…)

La très discrète Louise partage un patronyme de racine(s) clairement germanique(s), au sens large puisqu’on ne parle pas ici de la seule future Allemagne mais bien de toute la zone européenne, surtout centrale bien sûr mais sans oublier les nombreux mots passés en français ou en (anglo)saxon…En l’occurrence, on s’arrêtera en Pologne, patrie d’origine de la famille de la lauréate.

L’autre Glück célèbre est un compositeur bavarois (né trois siècles avant, quand même), un certain Christoph Willibald, Chevalier Von Gluck (sans umlaut -tréma- pour faire la différence), auteur d’opéras un poil plus rigoureux que ses contemporains Haydn (Joseph) ou Mozart (Wolfgang), dont je n’ai pas besoin de vous citer les titres (2)…

Si vous pratiquez l’allemand, vous savez depuis longtemps que ces gens-là ont beaucoup de chance(s) puisque le surnom de leur ancêtre vient du mot germain ‘Glück’ (Geluk, en flamand, comme un certain Philippe…bienheureux papa d’un Chat de bande-dessinée), ou même Gutglück, équivalent transparent d’un ‘good luck’ britannique qui exprime un adieu parfois moins sympathique qu’il n’y parait.

En réalité, mieux que ‘chance’, il faudrait parler de bonheur ou de félicité, des notions plus durables qu’un simple coup (même favorable) du sort. Avec la chance, on est content; avec le bonheur, on est heureux, le surnom a d’ailleurs servi à qualifier des gens d’humeur joyeuse et égale, par opposition à ceux qui vivent l’excitation d’une passion.

Dans l’Est de la France (ou l’Ouest de la Rhénanie, c’est comme vous voulez), les gens heureux vont s’appeler Glucksmann, comme le philosophe André ou son fils Raphaël, candidat…malheureux en politique (3); c’est d’ailleurs en (re)lisant sa chronique (mars 2019) que vous croiserez des informations, mais aussi que vous apprendrez quel est le plus heureux des animaux, et surtout pourquoi…étymologiquement!

(1) Pour ceux qui seraient curieux de l’invention de M.Nobel: http://www.etymo-logique.com/le-mot-du-jour/personnalites/nobel-alfred/

(2) Allez, je suis sympa: ‘Orphée et Eurydice’ (1762), ‘Pâris et Hélène’ (1770), et deux ‘cartons’ : ’Iphigénie en Aulide’ (1774) et ‘Iphigénie en Tauride’ (saison 2, 1779). D’accord, on est un peu loin de Mylène Farmer…

(3) http://www.etymo-logique.com/le-mot-du-jour/glucksmann-raphael/