Le site qui vous aide à comprendre le vrai sens de votre patronyme

…déjà dénoncée ici de ‘omicron’ (1) qui a tendance à contaminer le français avec un ‘Homicrôn’ de plus en plus relayé par des médias qui ne supportent décidément pas la sonorité (certes ‘restituée’, mais c’est comme ça) trop peu parisienne d’un « omicronne, ça fait plouc ! » (2).

Les mathématiciens et quelques autres scientifiques sont donc priés de se mettre illico au « epsilôn », les lecteurs de la Bible à « Armaggedôn » (pas loin du guidon) et les journalistes politiques à « Bill Clinetôn », l’homme qui a habité une maison blanche à « Vachintôn ». Les cinéphiles ne parleront plus que de « Marlôn » Brando (c’est pas plouc, ça?) et de « L’aventure du Poséidôn », les physiciens réviseront leur théorie de « Nioutôn » et un bon nombre de villes anglo-saxonnes passeront en langage francilien quand elles n’auront pas eu la chance d’avoir été adaptée de Londôn en Londres.

Le matin, vous prendrez bien une tranche de « bas-con » que vous aurez commandé en ligne à « Amazôn », tout en visionnant sur votre tv « Thomsôn » le dernier épisode des « Simpsôn » (testez-là, celle-la…) ou la scène de « salôôn » du dernier western, celle où on ne risque pas d’entendre les coups de « klaxxôns » ou le moteur d’une Formule 1 conduite par « Lewis à Miltôn » .

Hélas, il y aura sans doute…Pi(s), le petit nom de baptême du prochain virus. Dommage qu’on n’ait pas tant médiatisé le virus Bêta dès le début…

1. Voir la récente chronique en tapant le mot dans le champ de recherches

2. Authentique! Entendu dans la ‘matinale’ d’une radio dite périphérique…

…dans la campagne présidentielle de 2022 en « ressortant de la cave » l’instrument si peu efficace (et surtout si peu opportun) déjà mis en rayon par un précédent élu. Si vous n’étiez pas là – sur le site – en 2014 (7 ans, déjà!) ou si vous avez besoin d’un petit coup de rafraichissement, n’hésitez pas à consulter la chronique qui parle de ce nom…propre en tapant le mot dans le champ de recherche. Et peut-être même pourquoi Valérie est allée à la pêche de cette façon (mai 2016).

…le très direct et inaugural « Casse-toi, pauvre con » de la série , adressé nommément à une seule personne et signifiant très précisément, même si on ne pense jamais vraiment à ce qu’on dit : ‘tu (vous?) es aussi bête qu’un sexe de femme’ (abréviation du ‘conil’ médiéval désignant la queue d’un lapin), expression de fait aussi injurieuse pour le destinataire (masculin) qu’elle est outrageante pour les femmes…

Alors qu’il suffit de mettre trois notes derrière « mes amours » pour donner à « mes emmerdes » le charme d’un crooner à la française, pas plus que ‘l’Emmerdeur’ n’a fusillé (en 1973!) la carrière de Lino Ventura ou de Jacques Brel pour avoir figuré dans le film d’Edouard Molinaro, emmerder est donc un verbe ‘bien français’, composé du préfixe ‘em-‘ qui indique un mouvement vers quelqu’un ou dans quelle chose, comme ‘en’-(trer) ou ‘in’-(sérer), etc. Ici, il a un effet cumulatif, et suppose que la personne souhaite…ennuyer son opposant ou son contradicteur en lui appliquant, mieux en l’enduisant avec de la ou des merdes. Le symbole est le même que ‘la poix et les plumes’ que pratiquaient volontiers quelques cow-boys probablement pré-trumpistes dans les plaines du Far-West.

Or, d’où vient cette ‘merde’ (si j’ose dire)? Du latin homonyme ‘merda’…conservé tel quel dans plusieurs langues, sauf que les Romains préféraient l’employer au pluriel pour désigner toutes sortes de fluides ou d’excréments corporels, évidemment humains mais d’abord animaux : dans les salons dorés des beaux-parleurs, on irait jusqu’à se faire peur en prononçant en l’occurence le mot de ‘fiente’, ce que nous avons réservé aux merdes des oiseaux, pigeons ou autres qui s’oublient sur votre trottoir, votre pare-brise ou votre crâne selon votre position et leur adresse.

Du coup, il serait intéressant de connaitre l’origine cette fiente, étymologiquement bien sûr. Elle apparait au 12ème siècle après avoir longuement fermenté dans le latin du Bas-Empire puis dans le compost des dialectes barbares, puisqu’elle vient d’un ‘fimus’ transformé en ‘fumus’ puis en fumier, c’est-à-dire la matière (des matières) infiniment précieuse qui permettait à nos ancêtres de doper la production agricole biologique de l’époque! Le vrai problème est, semble-t-il, celui des journalistes du monde entier (forcément par l’odeur alléchés) qui ont tous une idée ou un mot différents pour traduire et parfois adapter la macronesque saillie (et ils sont bien emmerdés!).

D’autant que, dans l’Histoire, la merde a pris de valeur: d’une part dans l’épique réplique attribuée (peut-être à tort, disent certains historiens) au général Cambronne en réponse à son homologue anglais qui réclamait la reddition des troupes françaises à Waterloo; d’autre part, dans le langage familier, combien de fois vous est-il arrivé de dire ‘merde’ pour souhaiter à quelqu’un…la réussite, avant un examen ou un moment difficile? Savez-vous que l’origine de cette merde-là est très enviable, puisqu’elle remonte à l’époque des diligences et calèches empruntées par les riches bourgeois qui se faisaient déposer devant le théâtre avant le spectacle. Ainsi, quand les acteurs entr’ouvraient la porte de l’entrée des artistes, ils pouvaient voir si le public était venu nombreux, rien qu’en comptant le nombre de crottins laissés par les chevaux dans la rue! Ceux-là adoraient manifestement se faire emmerder. Et pas qu’étymologiquement…

…comme dirait Alexandre (Dumas), qui n’aurait jamais imaginé faire courir d’Artagnan & Compagnie ailleurs que jusqu’à Londres, le seul endroit…qui n’est plus en Europe, en tout cas et au moins monétairement parlant. Pourtant, plusieurs pays du continent dit vieux ont inventé en 1999 (et mis en service en 2002 donc), une unité d’échanges dont on peut rappeler la provenance, à part les usines de Chamalières (pour les billets) et la Monnaie de Paris en…Gironde (pour les pièces).

Avec les premiers casse-têtes du début en essayant de calculer la correspondance du prix de la baguette affiché (bien à tort) à la fois avec la nouvelle monnaie et l’ancienne (x 6,55957, pratique, non?), beaucoup de Français ont longtemps regretté l’aïeul du sou national, le franc, mot d’une logique implacable pour commercer entre…Franç-ais! A chaque fois que l’on touchait un franc, n’est-ce pas un peu de…franchise que l’on affichait, sans bien réaliser que (petit rappel) nous devons notre nom de post-Gaulois à une petite tribu d’origine…germanique installée quelque part dans le tiers nord du pays, les Franks en v.o!

Puis vint…l’écu. Ou plutôt l’ECU, acronyme anglais (sic) désignant une nouvelle devise européenne, l’abréviation de ‘European Currency Unit’, mais que l’on ne vit jamais puisqu’elle était destinée à rester une monnaie d’échange et de compte non matérialisée. De plus, l’écu avait déjà été français (cocorico) au 13è siècle, puisque c’était notre premier sou frappé par la dynastie des Valois, mais revenons à nos biffetons…

Au moment de l’agrandissement de l’Europe, beaucoup ont été soulagés d’abandonner l’écu en tant qu’éventuelle espèce « sonnante et trébuchante », et ce pour de simples raisons de correction de langage. Allait-on être capable de dire, dans les bureaux de banque, «j’ai touché l’écu» et autres sordides «j’en ai plein l’écu», qui eussent sans doute choqué les oreilles françaises? Impensable…Surtout que, dans la bouche d’autres peuples européens, l’exercice n’est pas plus facile, depuis « eïkou » (pour les Grecs) à « Iquiou » (pour les Anglais), on ne pouvait pas risquer d’en rester sur l’écu! 

Vint alors l’euro, illustration parfaite d’un phénomène parfois cité dans ces chroniques et toujours surprenant pour certains lecteurs, j’ai nommé l’apocope, figure de linguistique qui consiste à supprimer la dernière syllabe d’un mot, pour des raisons d’articulation ou de longueur. Euro est donc l’apocope…d’Europe, tout simplement, un euro invariable, et pas seulement en valeur mais aussi en orthographe (au fait, saviez-vous que les deux barres horizontales qui frappent le dessin du E sont censées être le symbole de la stabilité de la monnaie, un ‘dollar’ européen?).

Là, les avis divergent car théoriquement, selon la déclaration officielle du Conseil Européen de Madrid de 1995 qui a adopté le mot, « l’euro doit être simple et symboliser l’Europe ». En l’occurrence, Euro est invariable, ce qui se conçoit aisément par respect mutuel pour toutes les langues de l’Union, lesquelles ne se déclinent ni ne se conjuguent de la même façon, beaucoup s’en faut…Même les Lettons et les Hongrois ont accepté que ce terme éloigné de leur vocabulaire soit traité à part dans leur langue. Unité, unité!


En France, rien de tout cela: l’Académie et surtout l’usage qui, comme toujours, a imposé sa logique, ont admis (et répandu) le pluriel avec un ’s’ alors qu’on devrait écrire « dix euro » (et non dix euros); la preuve immédiate se trouve sur le billet de banque que vous avez dans la poche. A l’origine, la raison était simple: le pluriel ne se marque pas de la même façon dans tous les pays, donc restons neutre(s). Simple et poli (pour les autres pays)…Or, nos pauvres Anglais se retrouvaient alors avec un « iouro »  bien plus imprononçable pour eux (le ‘u’ est toujours un problème) que ‘pound’…

Ils étaient pourtant presque mieux lotis que les Grecs, eux qui héritent, à cause d’un mot ‘francophone’, d’un « evro » aussi équivoque pour eux que l’était l’écu pour un Français: car si parler d’écu peut être délicat en France, ce « iouro » anglais est leur prononciation exacte de « uro », racine identique à la nôtre pour désigner tout ce qui touche l’ur-ine (urologue, urologie) ! Le cas est à peu près aussi…brûlant chez les Grecs, pour lesquels « evro » peut signifier l’urine, le pire étant le pluriel de ce mot (« evra ») qui se rapporte à toutes (les autres) sécrétions corporelles possibles. 

Heureusement, les consignes de la Banque Centrale étaient de faire figurer sur les billets imprimés par chaque pays des éléments d’architecture historique. Alors, en Belgique, c’est…l’Atomium bien sûr, et non pas le petit pisseur de Bruxelles qui n’aurait pas été si surprenant. Apparemment, l’Europe c’est bien difficile d’en contrôler le flot, y compris étymologiquement.

…et peut-être d’un mystère que l’on ne connaitra jamais vraiment (c’est ce qui fait les stars); le nom était déjà à la Une en juin 2018 – pour d’autres raisons – et vous pouvez donc (re)lire le sens réel de son (leur) nom en tapant le mot dans le champ de recherche.

…de kilomètres et demi dans le GPS, le nouvel télescope américano-franco-canadien (1) a donc  pris son envol (mais peut-on encore parler de vol quand il n’y a pas d’air dans l’espace?) pour aller scruter les fonds pas toujours fins de notre univers. Ca tombe bien, c’est tout à fait sa définition, étymologiquement parlant: un télé-scope, c’est un collage linguistique de deux racines grecques, le préfixe ‘télé’ qui veut dire loin (une télévision, c’est ce qui permet de voir ce qui se passe au loin, théoriquement; un téléphone, c’est un instrument pour parler à quelqu’un qui est loin, etc); et le verbe ‘scope(ïn)’ qui signifie voir (un microscope, pour voir les très petit…o-micron; un magnétoscope, pour voir les enregistrements au XXème siècle, etc)…

Bref, un télescope nous fait donc voir ce qu’il y a au (très) loin, il fait donc partie de la galaxie linguistique des noms de savants mis à l’honneur par la communauté aérospatiale, tout comme les Newton, Copernic, Kepler, Galilée, et autres Kuyper (celui qui nous serre la ceinture) sans oublier évidemment Hubble. Or, Webb n’appartient pas du tout à l’histoire passée (2), pas plus que l’astronome américain d’origine néerlandaise Gérard Kuyper d’ailleurs (1905-1973) ou son collègue Edwin Powell Hubble (1889-1953). 

La nouvelle méga-paire de lunettes du monde rend en fait hommage à un administrateur de la NASA (1906-1992) particulièrement impliqué dans les programmes Apollo qui ont permis de prouver que l’Homme était parfois dans la lune. Depuis les années 1970, James Webb avait donc décidé d’aller voir là-bas si on y était, histoire de savoir comment était tricoté le cosmos…En fait, il faudrait plutôt dire ‘tissé’ que tricoté puisque le patronyme du monsieur vient d’un très ancien terme anglais (époque Shakespeare, au moins) qui n’a – pour une fois – pas beaucoup varié à travers les siècles.

Surprise: ce ‘Webb’-là est bien en rapport avec le réseau sur lequel vous surfez à longueur de journée (et de nuit) pour votre culture personnelle! Bon, pas directement bien sûr, mais vous allez voir, il suffit de remonter le fil : le tout-premier sens de ce  mot est en effet celui d’un métier, celui du ‘webber’ à savoir, dans l’Angleterre élisabéthaine, un tisserand. Parallèlement, dans les pays germaniques, on trouve à la même époque l’orthographe Weber ( comme le compositeur allemand Carl Maria Von…) avec un seul ‘b’ mais ça ne change rien au sens, ou alors un tout petit peu car il semble qu’en Germanie le travailleur en question soit un lainier (avant le tissage, mais on continue à manger sur le dos du mouton).

Quel rapport alors avec internet? Tout simplement (si vous n’aviez pas déjà deviné) une idée de ‘tissé’, donc de tissu, donc de…toile, celle qui vous donne accès au ‘réseau tissé du vaste monde’ en tapant trois fois ‘w’ pour un World Wide Web (3). Notez au passage que nos ancêtres, qui n’avaient pas encore la souris sous la main, élevaient par contre les canards dans leur basse-cour; et pour eux, un ‘web’ correspondait également à une palmure, autrement dit le déploiement (très modeste) de la patte du canard, un peu comme…l’éventail étroit des panneaux solaires de propulsion qui s’ouvriront pour donner de l’énergie au télescope! Etonnant, non?   

  1. Ce n’est pas une question d’ordre de politesse ou de poli…tique, mais juste parce c’est plus beau dans cet ordre-là.
  2. Heureusement, avec un nom comme ça…
  3. Vous aviez déjà oublié?