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Kouchner (Camille)

…histoire de respecter l’étymologie du mot. Mais ne visons pas tout de suite la conclusion, pour éclairer un peu ce nom qui pensait peut-être rester dans l’ombre tout en mettant en lumière une affaire d’inceste familial. Le premier cité dans le livre du moment porte le nom de Duhamel, mais on cite aussi ceux de Pisier et de Kouchner puisque l’auteure dudit ouvrage est la fille de l’ex-ministre de la Santé français.

Comme tout autre patronyme, celui-ci a une origine bien précise, même si deux versions peuvent être identifiées sur cette orthographe…Première hypothèse, la plus ancienne et la plus ‘historique’: la racine vient d’une lignée ancestrale de familles juives ashkénazes (la branche dite d’Europe centrale), logiquement et forcément émigrés aux Amériques sous la forme yiddish de Kushner (réécrit Kouchnir ou Kouchner en français).

Elle a le même sens que la version germanique phonétiquement proche de Kürschner, le nom du métier de fourreur. L’ancêtre de l’américain Jared (le gendre de Donald – pas Picsou, Trump) ou celui de l’homme politique français Bernard était donc un spécialiste de l’enfilage des peaux (c’est le sens initial de fourrer: insérer quelque chose dans un…fourreau, que ce soit une arme ou une doublure de vêtement). Indice intéressant mais pas suffisant : le grand-père du fondateur de Médecins Sans Frontières était justement originaire de Lettonie.

On trouve en Alsace une autre hypothèse, homonyme de la première, pour désigner à nouveau un métier, même si très différent : l’influence du terme flamand de ‘küeche’ (le gâteau, la tarte, avec ou sans ‘flamme’) ou d’un terme de vieil-haut-allemand (la langue médiévale) qui en fait évidemment cette fois le (sur)nom du pâtissier…

Quelques (centaines de) kilomètres au sud, on a également l’homme qui travaille dans la cuisine allemande (küche), soit Koch ou Kocher (voire Kochler), des sons que l’on retrouve dans le français ‘coq’ ou ‘queux’, en général précédés de ‘maître’ et qui portent eux aussi une toque sur la tête de par leur fonction, d’après le latin ‘coquus’, le cuistot. (*).

A ne pas confondre par contre avec une interprétation parfois approximative (et erronée) de Kusman, qui n’est pas ‘l’homme de la cuisine’ mais ‘l’homme (sous-entendu qui vient) de Kutz’, surnom germanique de…Jérusalem.

Voilà qui nous fait quand même une drôle de cuisine. Ne rester plus qu’à savoir qui y sauvera sa peau (de fourrure, bien sûr).

(*) Par ailleurs, un ‘œuf-coque’ n’est ni pondu par un coq, ni cuisiné par le chef, mais seulement cuit dans sa…coque (et non pas au plat).


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