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Gers (le)

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C’est bien connu, « le bonheur est dans le Gers », un département a pris le nom du fleuve qui le traverse (comme la Dordogne, l’Hérault, l’Aveyron, l’Aude, l’Ariège, le Rhône, le Gard, la Corrèze, le Lot, la Garonne (Haute ou associée au Lot ou au Tarn), pour ne prendre que quelques départements du Grand Sud, mais vous pouvez faire pareil avec quasiment toute la France, de la Moselle à l’Ille et Vilaine, et du Loiret à la Somme!); seul le Var coule presque entièrement dans…les Alpes-Maritimes! (du côté de Nice et non pas de Toulon, par constitution du département en 1793, pour faire limite au Piémont), puis changé depuis.

Le Gers…est noté en latin « Aegirtius », ou « Egircius », avec l’aphérèse du « a » initial (sa chute) et la prononciation du « -tius » final en « -cius ». Explication « au ralenti »:
« Aegeritius », écrite très latine d’un nom « propre », se prononce en fait « é »géricius. En effet, l’e dans l’a, comme aurait dit Serge Gainsbourg, çà fait fait Laetitia, soit en phonétique: léticia! Et donc, pour le « -tius » final, le t se prononce s, comme dans inertie, par exemple. On passe donc d’un « aégirtius » à « égircius », puis le « é », voyelle faible ou fragile en initiale, tombe à son tour, et donc, on arrive à Girtius ou Gircius.

Au 6è siècle, on dit effectivement déjà « Gircius », puis « Girsio » à l’époque de Charlemagne, ce qui va devenir « Girs » (à Auch), puis Gers (à Paris!).

Or, le seul mot latin auquel on peut raccrocher le nom d’un certain « aegeritius » est l’adjectif « aeger », qui veut dire…malade, chétif, ou triste, selon le contexte. (cf le mot d’ancien français « egrotant », qui évoque quelqu’un de souffreteux, c’est la même racine).

Il faut savoir que, de plus, en gascon, « jers » évoque une prairie…ou, sous l’orthographe « ger » (sans le s), un mot gaulois que l’on retrouve avec le même sens pour désigner un « pâturage gazonné » en montagne (d’où le Pic de/du Ger » près de Lourdes. Mais est-ce réellement le même mot? Le Ger(s) désignerait alors, pour les gaulois, puis les romains, la plaine de cet affluent de la Garonne; n’en doutons pas, l’interprétation évoquant une plaine herbeuse conviendrait mieux qu’un domaine appartenant à un préfet romain malade!

L’autre racine « ger » que l’on rencontre souvent signifie « la lance », mais elle est d’origine germaine, donc totalement « déplacée » ici. (exemples: Geraud, Gérard, Germain, etc…)

Certains pensent aussi que ce « ger » pourrait être une variante de la très ancienne racine dite « pré-latine » (celte, quoi) : « gar » (comme Gar-onne), laquelle a le sens de « pierre, montagne ». Mais, précisément, pour désigner une plaine herbeuse arrosée par de l’eau issue du plateau de Lannemezan, çà manque d’un peu de hauteur, mais sait-on jamais!

Ps: Evidemment, le Gers (« gersse ») n’a rien à voir avec le « gerce » ou le verbe gercer, l’un et l’autre issus d’un verbe grec « kharassein » qui veut dire fendre ou entailler – du bois par exemple -, ou scarifier – en particulier la peau- d’où l’image d’une gerçure, dont on ne peut nier l’aspect désagréable de la petite fente sur les lèvres par grand froid…


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Un commentaire au sujet de Gers (le)

  1. Une toute petite précision : n’est pas fleuve qui veut, mais seulement celui qui voit la mer.
    Seul Lyon en compte 3 : ne sachant sans doute départager la Saône et le Rhône, il ont ajouté le Beaujolais histoire d’avoir encore plus mal à la tête face à l’épineuse question…
    Les Girondins auraient pu copier, ils ont trouvé une autre solution.

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