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Vic-Fezensac (32)

VicFezensac

Pas sorcier de deviner que, dans le nom de cette commune du Gers, on a affaire à deux mots, soudés par un trait d’union, qui, comme son nom l’indique…Pour expliquer l’étymologie de Vic-Fezensac, il faut d’abord parler de l’autoroute Toulouse-Bordeaux, qui passe par Vic, Auch, Eauze, Bazas, et Bordeaux…Je vois que cela vous laisse perplexe, et pour cause: il s’agit là d’une voie romaine très fréquentée il y a vingt siècles, et ce dans tous les sens, comme nous allons le voir;

En fait, l’histoire de Vic (tout seul) commence au 9è siècle, où se constitue un véritable « bourg », un village. On va établir sur les bords de l’Osse, la rivière, un « vicus », ce qui signifie en latin un village. En fait un « gros » village, c’est pour cela qu’aujourd’hui on dit un bourg, une bourgade. C’est plus gros qu’un village, mais plus petit qu’une ville. Et, parfois, tout simplement un hameau. Bref, au début, un groupe de maisons…
Et comme « vicus » est un nom commun et générique (Le village, oui, mais quel village, il peut y en avoir des centaines, de « vicus »), on va lui coller un adjectif qui est « fidentia », et qui est le nom d’un propriétaire de terrains de l’époque (comme on a eu Aemilianus, pour Millau). On peut donc en déduire qu’au tout début de son histoire, Vic était davantage une surface agricole, en tous cas c’est ce que dit son étymologie. (fidentia, en latin, a à voir avec une histoire de « foi » -fide, fidèle, fidélité, etc…- ou de confiance -même mot que con-fide-nce! S’agit-il d’un qualificatif qui s’appliquait à la ville, « le bourg où on peut avoir confiance »? Ou qui s’appliquait au-dit propriétaire, « l’homme de foi »? Difficile d’aller si loin, en tous cas étymologiquement).

Quant au « Vic », le vicus latin, il est intéressant d’y revenir quelques instants, car cette même racine va donner en français plusieurs mots: l’un est assez « transparent », le chemin qui mène au village, ou entretenu par le village, c’est le chemin…vicinal. Les autres sont plus inattendus: Si on doit prendre un chemin pour aller voir des gens qui habitent ailleurs que son propre village, c’est que ce sont des… »vicins », puis »vézins », et enfin « voisins »! Voisin a la même étymologie que « vicinal ». Si vous êtes en région parisienne, le petit-bourg-voisin s’appelle Le Vézinet (vézin + diminutif -et). Un voisin, c’est donc celui qui habite « loin », au bout du chemin qui mène au village « voisin », et non pas la personne qui habite le même quartier, pire, le même palier. Le sens actuel a complètement « rétréci » les distances , sans doute grâce aux moyens de transport…

Mais puisqu’on parle de distances, et « d’autoroute » au début de cette chronique, signalons que le convoi le plus important qui soit passé à Vic-Fezensac est un convoi royal, celui de Louis XIV allant à St Jean de Luz pour se marier avec l’infante d’Espagne. Nous sommes pendant l’été 1659, et le Roi-Soleil va traverser toute la région, rejoint d’ailleurs à Vic par le cardinal Mazarin, l’homme qui va servir de guide à sa Majesté étant le régional de l’étape, un voisin qui connait bien le pays d’Armagnac et pour cause, il s’appelle Charles de Batz-Castelmore, plus connu sous le nom d’un domaine familial de la proche Bigorre: D’Artagnan!


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Un commentaire au sujet de Vic-Fezensac (32)

  1. La terre d’Artagnan n’a jamais été à Charles de Batz mais à son oncle maternel, elle n’a du reste jamais été en Armagnac mais en Bigorre.

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