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Confinement

Voici un terme qui, contrairement à la réaction qu’il provoque chez certains, est le meilleur moyen de se rapprocher de son voisin! Pas d’un point de vue sanitaire évidemment mais tout simplement géographique, car la racine de ce quadrisyllabes quasi-totalement oublié, sauf dans le domaine nucléaire, vient d’un verbe latin qui signifie…se rapprocher, en tous cas aller au plus près d’une certaine limite pour rencontrer un proche. Explications.

Confinement -ou confiner- est formé du préfixe ‘con-‘ qui veut dire avec, suivi du radical latin ‘finis’ qui définit une limite. La première utilisation concerne donc un espace le plus souvent territorial marqué par une séparation ou un repère qui fait la jointure entre deux régions. La preuve, c’est que, lorsque vous arrivez aux…confins d’un pays, c’est que la frontière n’est pas loin. Ou la ‘marque’ comme on disait autrefois, aussi bien pour le point de franchissement des bateaux sur la Gironde (à la hauteur de…Lamarque, précisément) que pour délimiter la zone occupée par la tribu des Danes en Scandinavie, la ‘Dane-marque’!

Le sens figuré, qui est souvent confiné derrière chaque mot, a donc rapidement pris le sens de ‘être proche d’une limite’, ou ‘toucher à l’extrême d’une situation’; voilà pourquoi on peut dire que se regrouper en grappes alanguies au soleil ou se presser sur les quais des gares confine à l’incivisme, pour ne pas dire autre chose. D’où également l’intérêt de ne pas rester confiné dans un bureau, même si le « Restez chez vous » obligatoire risque de confiner certaines personnes dans la solitude, tout cela confine à l’évidence.

La situation ressemble alors aux prescriptions de sécurité vitale, avec les mesures d’urgence que doit prendre un site industriel dangereux afin d’éviter d’être ‘souillé’ par un produit radioactif, une émanation de gaz toxique, une nappe de pétrole ou un virus invisible (cochez la mention utile), ce qui se dit ‘contaminer’.

Petit espoir, pour finir: dans ‘confinement’, il y a…‘fin’. Les Romains utilisaient aussi ce mot pour évoquer quelque chose qui se termine, la fin de vie évidemment mais aussi le degré ultime d’un phénomène, comme le pic d’une épidémie et donc la fin de la crise. Comme quoi, en respectant les consignes, nous sommes peut-être aux confins de trouver une solution. Y compris étymologiquement!

NB: Article également en consultation dans l’hebdomadaire « Courrier de Gironde »


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