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Le Guen (Jean-Marie)

Le Guen

Ecran de fumée (de cigarette) ou réelle volonté de griller toute hypocrisie sur le sujet? Toujours est-il que la récente ‘sortie’ du Secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement et néanmoins médecin (ouf, il y a donc un rapport) fait quelques vagues dans le…Landerneau (1) politique. Ca tombe bien, il est question de Bretagne d’un bout à l’autre du finistère de ce ministère; peut-être même fera-t-il faire quelques cheveux blancs au Premier Ministre. Forcément.

Comme vous le savez sans doute, Le Guen est la graphie (l’écriture) française (on va dire ‘parisienne’) du patronyme breton Le Gwen, qui désigne la couleur blanche. Alors, comme les Lebrun, les Leroux, voici donc un ‘Leblanc’ version celte, et, comme pour ses cousins multicolores, le terme a servi à surnommer une personne caractérisée par cette couleur de poils ou de cheveux…En l’occurrence, il s’agit ici plus probablement du visage (comment vous faites pour voir le reste du corps?) incluant tignasse et barbe, sans oublier les sourcils, le tout étant, comme dans toutes les cultures, symbole de vieillesse et/ou de maturité (au premier degré), ou bien de sagesse et de sérénité (sens figuré). Ce qui ne se voit pas forcément sur le crâne de notre Jean-Marie, mais tout ça remonte à des siècles bien sûr…

Du coup, ce ‘gwen’ peut également servir à dénommer un élément naturel ou un site; c’est le cas de la ‘lande blanche’ (gwen-rann) où il n’est pas question de pins mais de la surface ou de l’espace occupés par les oeillets de saulniers de la ville de Gwenrann qui deviendra Guérande en français. Même chose pour le ‘champ blanc’ (gwen-gamp, allez Guingamp) qui n’a rien à voir cette fois avec un détail du sol, si ce n’est le sens de vide, sans culture, que l’on donne parfois à cet adjectif (un blanc en radio, c’est du silence; un blanc sur le cadastre, c’est une terre non exploitée; il n’y à qu’à Sauternes que le petit-blanc prend la couleur dorée).

C’est ainsi que le Le Guen et associés (Le Guénec, le Guénic, avec deux ‘n’ en breton) ont pour emblème le ‘Noir et Blanc’ le plus célèbre, que l’on doit d’abord remettre dans l’ordre de ‘Blanc et Noir’ avant de le restituer aux Celtes qui en ont fait leur ‘Gwenn ha du’, le drapeau ‘à l’américaine’ traversé de bandes latérales couronnées par la ‘petite-hermine’ sur fond (blanc) de lys (noirs, ‘du’ en breton) royaux…La proposition du Secrétaire d’Etat ne fait pas vsiblement pas l’unité auprès des Le Du (les Lenoir), des Le Glaziou (les Legris) ou des Le Rouzic (les Leroux); encore moins auprès de ses collègues du gouvernement, les ministres Le Drian (ou le dréan, celui qui porte beau) et Le Foll (celui qui n’a pas…toute sa tête).

Finalement, ce n’est pas du vert cannabis (2) dont aurait dû parler M. Le Guen, mais de la “Blanche (poudre)”. Au moins étymologiquement!

(1) L’origine -contestée- de l’expression serait due au mauvais esprit des parigots qui considéraient cette ville comme le trou-du-cul de la France, tout comme Limoges fut la caserne de punition des hauts-gradés de 1914/1918, Romorantin le fin-fond de la province, Tombouctou ou Parténia la terre d’exil des évêques récalcitrants…

(2) Voir les chroniques déjà récoltées en octobre 2012 et/ou mai 2014.


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