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Muselier (Renaud)

Muselier

Si vous consultez ce site dans l’ordre chronologique de parution des articles, vous remarquerez une certaine logique des événements avec les deux précédents (cagnotte, Dettinger), puisque le sujet du jour est l’homme qui a pris l’initiative d’ouvrir à son tour, en faveur des forces de l’ordre, un compte de collecte de fonds qui a eu un succès certain. En voilà un qui a eu du nez, y compris d’ailleurs étymologiquement…

Vous ne trouverez peut-être pas très hardi de vous confirmer que les Muselier ou Muzelier ont bien un rapport avec le museau, via un adjectif d’ancien-français devenu nom commun puis nom de métier. En clair, l’épithète de l’expression ‘un licol muselier’ par exemple désignait une sangle qui se mettait sur le museau (principalement) des chevaux mais aussi des ânes ou des boeufs de trait; puis le mot est passé dans le langage courant en tant que substantif (la lanière elle-même) et enfin sur la tête de celui qui fabriquait les-dites courroies, le bourrelier (pas le cordonnier).

Or, le museau, autrement dit le nez -en général pointu- de certains animaux, c’est une histoire de souris (mus, en latin)*. Il est donc question à l’origine de gens qui avaient assez de flair pour dénicher le bon morceau de fromage, sauf peut-être notre Renaud depuis trente ans par l’odeur du fauteuil de maire de Marseille alléché, malgré d’indéniables dispositions de combattant (il a été vice-champion de France de karaté et champion de France universitaire de rugby).

A part toutes les autres versions que vous trouverez dans l’article de renvoi, je prends appui sur la variante la plus ‘péjorative’ (tout est relatif) marquée, comme d’habitude, par le suffixe ‘-ard’. Les Musard ou Muzard sont en général le sobriquet moqueur de gens qualifiés de flâneurs, voire d’étourdis…Quel rapport avec la pointe de la gueule? C’est tout simplement qu’ils passent leur temps le nez (le museau) en l’air, donc qu’ils musardent!

Du coup, plutôt que de mettre une terminaison à la racine, pourquoi ne pas y coller un préfixe, avec un ‘a’ qui n’est pas privatif pour une fois mais qui au contraire marque une intention ou une direction: celui qui ne fait rien de sérieux va donc ‘à muse’, bref il (s’)amuse!

Ne pas confondre tout ce beau monde avec les déesses des Arts que sont les Muses (d’après une racine grecque différente), elles-mêmes regroupées sous le nom de la première d’entre elles Muse, laquelle donnera (aussi) naissance à l’endroit où l’on conserve les productions artistiques, les musées bien sûr, et encore à la technique dont elle est la personnification, la mus-ique!

Donc en plus d’avoir le nez creux, notre homme connait sûrement aussi la musique. Même étymologiquement.

(*) Pour vous éviter une redite de toutes les formes et anecdotes concernant l’évolution de ce mot, jetez un oeil à l’ancienne chronique (janvier 2011!) sur Toni Musulin (mais si, souvenez-vous, le « casse du siècle »), avec plein d’autres exemples.


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