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Brogniart (Denis)

Brogniart

Il fut un temps où le Bro(n)gniart le plus célèbre était un architecte parisien (du 18ème siècle) prénommé Alexandre-Théodore, créateur du…cimetière du Père La-Chaise (*) et de celui des actionnaires malchanceux, un ‘temple’ de style corinthien devenu la Bourse de Paris, le fameux «Palais Grognard» dont la prononciation donna bien fil à retordre à quelques speakerines de la télévision française (et pas mal de fous-rires aux chroniqueurs financiers). L’équivoque sonore issue de la difficulté de prononcer serait d’ailleurs presque étymologique…

Difficile en effet de distinguer clairement (à l’oreille) un ‘grognard ‘(surtout de l’époque napoléonienne!) de ce Brongniart -avec un ‘n’- ou de Brogniart, comme le médiatique chef d’orchestre de l’émission ‘Koh-Lanta’, qui font partie d’une même famille linguistique dans laquelle on trouve aussi des Brognart, Brognard et même Bronniart, soit dit sans grogner, ni broncher…Tous ces patronymes sont plutôt originaires des ‘Hauts de (la) France’ époque médiévale, autant dire pas du tout restreints aux petits pointillés des frontières actuelles. C’est pour cela qu’il y a -aussi- ambivalence dans les racines, qui peuvent venir de deux origines possibles.

La plus géographique est une source germanique bien sûr, vu la présence et l’influence de la culture en question dans tout le nord de l’Europe, et renverrait à un banal ‘nom de personne’ (il arrive aussi que les choses soient simples), un certain Brugniard, soit Brunhard en v.o, double qualificatif formé des adjectifs ‘brun’ et ‘hard’, qui signifient respectivement…brillant et fort. De quoi labelliser dans quelque village un guerrier qui s’est illustré dans des épreuves de survie (pas encore en Thaïlande), par exemple.

Mais nous avons aussi une piste plus locale (pour ne pas dire française) et statistiquement plus fréquente d’ailleurs, avec un mot qui a survécu grâce à la langue picarde du moment, une ‘broigne’ (ou brogne) qui désignait une cuirasse ou une cotte de mailles, des modèles de vêtements de combat particulièrement travaillés (ou renforcés, l’ancien gilet pare-balles?), et donc destinés à des soldats d’assaut, ça ne nous change pas beaucoup; d’autant que le mot a pu avoir le sens quasiment figuré de belliqueux, agressif, au caractère aussi épais que le plastron blindé.

Peut-être un espoir de douceur du côté d’un ou deux autres sons proches qui pourraient prétendre à une autre définition? Pas franchement, entre une idée de ‘broin’ (le bruit du groin?) issu d’une dispute, et celle d’un vacarme ou des cris d’un pillage, on reste sur des notions de ‘lutte pour la (sur)vie’, pour des Aventuriers suivis à la télévision par des ‘millions d’yeux’ (koh-lanta), d’après le nom de l’île thaïlandaise qui a accueilli la première émission. Y compris donc étymologiquement!

(*) Si, le confesseur de Louis XIV, en deux mots.


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