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Coffe (Jean-Pierre)

Coffe

Grands éclats de rire et ballon de rouge pour le chroniqueur gastronomique le plus atypique des médias, qui vient de quitter définitivement les fourneaux de ce bas-monde et qui souhaitait qu’on ne garde de lui qu’une jovialité parfois susceptible quand il était question de qualités gustatives. Grâce à lui, des milliers de consommateurs ont été régulièrement plongés dans le grand bain du bon goût, ou du goût du bon; y compris étymologiquement!

Le coffe, nom commun à l’origine de ce patronyme, est originaire du quart nord-est de la France (pardon, de la future Austrasie), bien que plusieurs branches familiales se soient mises, au fil du temps, sur le menu d’autres régions. Comme cela arrive régulièrement en étymologie, il s’agit d’un mot qui a servi à désigner l’outil ou l’activité de l’ancêtre, lequel s’occupait ou fabriquait des bacs ou des baquets.

Le plus souvent, comme ailleurs en France sous différents patois, il s’agissait de paniers en bois destinés à recueillir des denrées, et plus spécialement des fruits, de la mirabelle de Lorraine aux grains de riesling. La coïncidence est déjà réjouissante pour quelqu’un habitué à parcourir les allées des marchés avec ‘son p’tit panier sous son bras’, comme disait Gilles Vigneault…En réalité, ce coffe-ci avait davantage une utilité industrielle que domestique, et pouvait également exister en métal pour ramasser ou transporter des matériaux plus lourds à digérer (métaux, pierres, etc).

Du coup, on pourrait presque pencher jusqu’au couffe ou coffin, autre forme de panier, plus grand, exclusivement en osier, et muni d’une anse suffisamment solide pour transporter un nouveau-né braillard déposé devant la porte de Trois Hommes stupéfiés par ce…couffin. Comme le nom de notre animateur-auteur-cuisinier-gastronome, la majuscule devient alors, dans plusieurs autres régions, le signe et le surnom de son fabricant ou de son propriétaire, ouvrant la porte (du restaurant) à d’autres Coffineau, Coffinier ou Coffinel.

En guise de pousse-coffé, on pourrait également jouer avec l’étymologie du Coffec breton (koffec en v.o), certes radicalement distincte de la racine lorraine, mais qui désigne pourtant dans la pointe de Bretagne la…panse, et pas celle des ruminants mais bien la dilatation visible d’un estomac bien rempli. Probablement par une bonne cuisine qui eût sans doute réjoui notre JP.


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