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Genevoix (Maurice)

Genevoix

Panthéonisé ou pas? En dehors de la création du néologisme, telle était en effet la question, suffisamment importante quand il s’agit de faire entrer une personnalité dans le ‘Saint des Saints’, ou plutôt dans ‘le temple de tous les dieux’ en version…laïque et républicaine, car le mot est la transcription fidèle de deux racines grecques qui signifient ‘tous’ (pan-) et ‘dieu’ (-théos, puis -théon au neutre pour le monument). Y séjourner -toujours pour l’éternité- c’est donc être le ‘dieu’ de quelque chose (littérature, politique, arts, société). Même si on vient de Suisse…

Pour une fois, pas besoin de chercher bien loin l’origine des Genevoix qui sont tout simplement des…genevois, autrement dit des citoyens de Genève. Ca s’appelle un ‘nom de provenance’, et, comme pour les Lyon, les Marseille, les Carcassonne ou les Beauvais (Nogent-le-Rotrou, c’est plus compliqué), il s’agit de désigner la ville (ou la région) dont vient ou parfois se revendique une personne.

L’histoire des ancêtres de Maurice est un véritable chemin de croix -ou plutôt de foi- puisque c’est au 17è siècle qu’un aïeul catholique va quitter la cité protestante (de Calvin) pour atterrir en Creuse (c’est une image, vu l’aérodrome de Guéret à l’époque, et même après). Du coup, le ‘genevois’ devient Genevoix, récupérant à la fois une majuscule de nom ‘propre’ et une finale en X qui ne présumait en rien d’un fantasme mais des habitudes de ‘notation’ régionales…

Et maintenant, je ne vois (pardon) qu’une obligation: essayer forcément d’éclairer l’étymologie de Genève, au risque de prendre l’Helvétie pour une lanterne. Il semble que les premiers écrits attestant d’une ‘Genava’ datent de l’époque du Jules (César), quasiment au même moment où l’on trouve dans le nord de l’Italie des ‘Genova’, laquelle cette fois va devenir Gênes, évidemment.

Gena-, Geno- ou Gene-, il s’agit d’une simple ‘alternance vocalique’ (une variation de la voyelle) qui témoigne de la large dissémination d’un son (gen-) adopté par plusieurs peuplades, dont les indispensables Helvètes ou les Ligures de la Riviera chez les Romains. Cette ‘proto-racine’ évoque une présence d’eau; et comme nos ancêtres distinguaient largement dans leur vocabulaire l’eau qui court (ruisseaux, rivières, fleuves) de l’eau qui stagne (marais) ou des eaux calmes (étangs, lacs), il est facile maintenant de trouver sur quel plan flotte le concept.

La confirmation la plus évidente viendrait du positionnement de l’antique Genève comme une ‘cité des eaux’, soit grâce au lac Léman évidemment mais aussi peut-être aux zones humides autour de l’embranchement du Rhône; une histoire d’eaux qui finalement ne dépare pas avec l‘ambiance aquatique des marais de la Sologne si présents dans les oeuvres de Maurice. Au moins géographiquement.


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