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Goya (Chantal)

Goya

C’est parait-il la recordwoman toutes catégories du nombre de spectacles au Palais des Congrès de Paris, capable de faire le buzz sur une servante bretonne, de dresser un ours chinois noir et blanc, de faire voler un soulier magique ou de prouver que les lapins aussi devraient passer leur permis de chasse(urs). L’ex-actrice de chez Godard ou Labro (si, si) est en fait une guerrière, littéralement…

Vous savez sans doute que Goya est un pseudonyme que lui a donné son mari Jean-Jacques Debout, en comparaison avec un tableau du peintre espagnol (1). Le véritable état-civil de cette native de…Saïgon (encore une fois, prudence) est en fait germanique, puisque son papa s’appelait Bertrand de Guerre, avec une préposition d’origine un peu obscure, il y a toujours équivoque entre une ‘vraie’ particule et un simple article de liaison.

La marque ‘de noblesse’ témoigne toujours d’une propriété ou de privilèges royaux, et s’accompagne donc le plus souvent d’un toponyme (Mme de Pompadour, Charles d’Artagnan, Bernadette Chirac de Courcelles, etc); le nom commun de ‘guerre’ semble tout simplement marquer ici un rapport avec le(s) combat(s), qu’ils soient réels ou figurés. En effet, tout comme le paysan du 16ème siècle Martin Guerre qui donnait bien du fil à retordre à Nathalie Baye lors de son ‘Retour’ (2), les Guerre, De Guerre ou Laguerre peuvent qualifier aussi bien un ‘vrai’ soldat qu’un type à l’humeur belliqueuse (3).

Au fait, pourquoi germanique, la guerre? Parce que la racine vient du registre ‘haut-allemand’ (la forme la plus ancienne de la langue actuelle), d’après le son ‘werra’ ou ‘warra’ qui ne représente encore qu’une idée de dispute ou de querelle presque personnelles; s’ensuivent donc souvent des troubles, de familles puis de clans; et enfin des affrontements entre tribus, plus question alors de jouer à Intervilles.

Pendant que la lutte armée s’organise, la phonétique elle aussi se structure, faisant passer comme d’habitude ce ‘w’ germain très guttural à un ‘g’ plus romanisé, d’où la création d’une ‘guerra’ italo-espagnole francisée en guerre francophone…On peut d’ailleurs se demander pourquoi le gaulois est allé chercher un terme du coté de l’Est alors qu’il disposait du ‘bellum’ romain, et même d’un très intello ‘polémos’ (la bataille) grec? En fait, de ‘polémos’ on a gardé tout ce qui est polémique, donc vraiment culturel ou social; et on n’a pas pu utiliser ‘bellum’ pour faire le substantif…’belle’, au risque de rendre beaux les massacres (et il n’y a pas de belle belle).

Du coup, ne pouvant être belle, la guerre devint économique, civile, sainte ou même éclair, autant dire que pour terminer il faut prendre de la hauteur; ça tombe bien, Goya (quand même) n’est pas un patronyme ‘complètement’ espagnol mais plus précisément basque, perché sur la syllabe ‘goi/goy’ (4) qui veut dire haut; celui que vous retrouvez chez les basques ‘français’ qui habitent la maison d’en-haut les Etche-goy(en), probablement construite dans les quartiers en hauteur de la ville, les Irigoyen. Ca plane pour elle!

(1) Je n’ai pas la référence exacte, mais si vous parcourez la production du maître, attention quand même aux surprises…

(2) Film de Daniel Vigne (1982)

(3) Du latin ‘bellum’, qui veut dire…la guerre

(4) Rien à voir avec les ‘goyim’ de la nation d’Israël, évidemment.


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