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Reiser (Jean-Marc ou Jean-Marc)

Reiser

Il y a des noms que l’on n’aimerait pas forcément mentionner mais, actualité oblige, difficile d’éviter cette semaine celui d’un suspect impliqué dans la disparition d’une étudiante strasbourgeoise; or, il s’agit de l’homonyme total -nom et prénom- du célèbre (et plus appréciable) feu dessinateur ‘à l‘humour féroce’ pour le journal Hara-Kiri. Malheureusement, c’est aussi le patronyme d’un certain nombre de (récents!) criminels américains dont un certain Hans Thomas Reiser, qui vient probablement de la même branche…

Branche pourrait être le mot puisque ce terme d’origine (facilement) germanique est souvent considéré comme toponyme, un nom de lieu généré par la caractéristique principale du type d’habitation de son ancêtre, un endroit où les branches (das reis, la brindille) étaient abondantes, autrement dit un bois ou une forêt. Ce serait donc également une figure de ‘métonymie’, cet effet de linguistique qui consiste à désigner la partie (d’un lieu, d’un objet) pour le tout, ou inversement. Exemples: les ‘voiles’ pour le bateau (entier); les ‘âmes’ pour les habitants d’un village; les ‘têtes’ pour compter un troupeau (sans oublier les pattes), etc…

Mais comme il y a toujours des gens pour tirer au maximum (sur) les racines afin de déterrer le moindre sens, il faut bien mentionner que d’autres y voient un rapport avec ‘der reis’ (le…riz), ce qui supposerait, avec le même raisonnement métonymique, de faire du ‘raiser’ un homme en rapport avec le (commerce du?) riz, soit un négociant ou un vendeur; pour le producteur, je suis moins sûr, étant donné le nombre de rizières en Germanie…

La version la plus cohérente est tout de même celle qui se rattache à la culture guerrière de l’époque où s’est formé le mot, un ‘reiser’ ou ‘raiser’ (la variante avec le ‘e’ est davantage occidentale, comprenez alsacienne par exemple), que l’on retrouve dans l’idée de voyage (die reise), ce qui fait du ‘reiser’ un voyageur forcément à cheval à l’époque. D’où le sens commun de cavalier (das reiter), plus spécialement un cavalier armé au début, puis plus largement un voyageur au long cours. On trouve les premières…traces de ce cavalier dans des écrits militaires, en tant que surnom de soldat en campagne.

Et on rencontre aussi le même son, avec un ’t’ à peine plus sonore, dans le terme saxon émigré en Bretagne (Grande) sous la forme ‘rider’, autant cavalier à cheval qu’à moto («Easy…»), en tous cas infatigable amateur de longues distances. Cela étant, les enquêteurs strasbourgeois aimeraient sans doute que les silences du prévenu ne les emmènent pas trop loin; même étymologiquement.


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