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Spencer (Bud)

Spencer (Bud)

C’est l’un des barbus les plus célèbres du cinéma mondial, grâce à un personnage truculent de bon gros à l’humour aussi ravageur que ses biceps dans des ‘western-spaghetti’ qui ont fait le tour de la planète sans nécessiter de sous-titres trop philosophiques. Car l’Obélix de Terence Hill (son compère blond aux yeux bleus, de son vrai nom Mario Girotti) n’était pas plus américain que vous (peut-être) et moi (sûrement), puisqu’il s’appelait en fait Carlo Pedersoli.

De souche napolitaine, son 1,90m lui a d’abord valu une carrière de nageur de compétition (olympique, s’il vous plait: Helsinki en 1952, Melbourne en 1956), avant de tomber dans le cinéma et de nager dans…la bière. Car, conformémernt aux contraintes commerciales d’Hollywood appliquées à Cinecittà, mieux valait en ces temps-là afficher un patronyme de consonance californienne, fût-ce pour de la grosse pantalonnade. Et s’appeler Bronson (Charles) plutôt que Buchinszky, Hayworth (Rita) plutôt que Cansino, Bacall (Lauren) plutôt que Perske, et même Monroe (Marylin) plutôt que Baker (trop plouc).

Bref, le monsieur, large consommateur de bière, emprunte à sa marque préférée et la plus célèbre d’Amérique son prénom de Bud (weiser), un mot hérité de l’allemand ‘Bömisch Budweis’ (la bière de Bohème) dont le nom originel est en fait…Ceské Budejovicè, ville de Tchéquie renommée pour la qualité de son malt (ouf, merci Berlin)! Pour le nom de ‘famille’, ce sera celui de son acteur-fétiche Spencer (Tracy) que l’on voit mieux comme enquêteur de police que dans des bagarres de saloon (et réciproquement).

Car l’étymologie du truculent barbu, c’est Charles (Carlo)…Petit-Pierre, un diminutif affectueux en usage dans plusieurs campagnes du nord de l’Italie, où Pedersoli (ou Pederzoli) représente une variante de Peter -enfin, plutôt Pietro- avec un suffixe dit ‘hypocoristique’, ce qui en fait un sobriquet d’une familiarité à laquelle ne se risquaient pas les truands de ses films. Les premières citations du mot, fabriqué sur le latin -forcément- Petrus, apparaissent dans des livrets du 14ème siècle.

Je n’ai pas trouvé de séquence où Bud portait le…spencer (*), cette veste courte et croisée sur le plastron, ce qui l’a fait souvent confondre avec le smoking (y compris en anglais), laquelle tient son nom, dit-on, d’un britannique lord (George Spencer, justement) qui avait brûlé -à moitié- son costume (donc surtout le pantalon) en s’approchant trop près d’un feu de cheminée…Vous allez me dire, mais alors pourquoi George se nommait-il ainsi? Tout simplement parce son ancêtre était ‘di-spenser’, un fournisseur de commerces tout simplement, tout comme la plus grande chaine anglaise de distribution, le très opportun copain de Mark’s**! Ce qui me dispense de toute précision complémentaire, en tous cas étymologiquement.

(*) vous ne pensiez pas quand même que j’allais visionner toute son ‘oeuvre’…
(**) et aussi le nom de la famille d’une certaine Lady D.


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