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Delfraissy (Jean-François)

…de l’état de contamination de la France, au sujet d’un virus que sa position scientifique autorise à intervenir sur les médias. Beaucoup de voix se sont élevées, plus ou moins clairement, pour prendre la parole à ce sujet; or, avec lui, on espère que ce n’est pas l’arbre qui cache la forêt, un arbre qui, de plus, a peut-être la ‘recette’ pour vaincre la pandémie. Au moins étymologiquement!

Les plus fidèles d’entre vous auront sans doute déjà analysé la composition de ce nom, formé de l’ancienne forme de l’article contracté ‘del’ (de-le, conservé dans certaines langues, comme l’espagnol par exemple), suivi de la racine…d’un arbre nommé ‘fraissy’, l’une des (très) nombreuses variantes issues du mot latin ‘fraxinus’, soit le frêne en français. 

‘De-le-frêne’ (peut-être même au pluriel d’ailleurs, à l’origine) indique donc, comme des dizaines d’autres, le surnom d’un ancêtre désigné par la végétation caractéristique qui l’entourait; on imagine -depuis que l’étymologie existe comme ‘science’- qu’il s’agissait en général d’un arbre caractéristique de son environnement, soit unique (un pin ou un sapin, comme l’ex-ministre  de l’Economie et des Finances, Michel), soit en formation forestière (Duchesnay, pour du-bois-de-chênes; Delaunay, pour de l’aulnaie; Lafaye, pour une plantation de hêtres (fagus/fayus, en latin) ou encore Boulay,* pour la plantation de bouleaux). Même régime pour les Delaverne (l’ancien nom du noisetier) ou les Dutil(h), amateurs du tilleul…   

Bref, on a donc affaire ici à un toponyme, un nom de lieu qui décrit, via un détail particulier, les caractéristiques d’un lieu. Il faut croire d’ailleurs que nos régions étaient bien couvertes, puisque, outre les Delfraissy, ont poussé également les familles tout simplement Fraysse, suivies du diminutif Frayssinet (ou Fraissinet, et même Fraucinet, selon le parler local). 

Du coup, on a également des formes simples en Fraisse, Fresson (comme l’acteur Bernard) ou Fressonnet (re-diminutif), sans oublier quelques Fraissard ou Fressard berrichons, à la sonorité généralement plus péjorative…Dans la catégorie ‘compliqués’, et pas forcément ‘évidents’ à première vue, il y a des Freixes, Freixas ou Freixinos qui, comme Frèche (Georges*) ou Frichou, ont hérité du son occitan de ‘Fouach’, en français Foix* (Ariège).

On aurait dû commencer d’ailleurs par les plus faciles, qu’il est maintenant à peine besoin de citer, les Dufresne (comme l’homme de radio Claude) ou les Fresnay (comme l’acteur Pierre)…Quant à ma ‘recette’ à base de frêne(s), elle s’appuie sur l’histoire quasi-magique de cette essence d’arbre qui fut, pendant des siècles, le symbole d’un pouvoir magique: depuis les Grecs, on disait qu’une décoction de feuilles de frêne (n’essayez pas de faire ça à la maison!) pouvait venir à bout du venin des serpents.

Dans la mythologie scandinave, en plus de servir comme matériau principal aux flèches les plus ‘efficaces’, il était aussi la marque de la solidité, de la persévérance et de la maîtrise de soi. Avec tout ça, un Delfraissy devrait bien arriver à nous concocter un vaccin apte à contrôler la situation! Etymologiquement, bien sûr.

PS: dès la mise en ligne de cet article, plusieurs messages me demandent si ce nom a un rapport avec…les fraises (fraisses?). Bien sûr que non, sauf, comme disent les jaloux, à lui reprocher de ramener la sienne trop souvent sur les plateaux télé…

(*) voir d’autres détails adjoints dans leur article respectif, en tapant le nom en haut à droite de cette page.


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