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Coman (Kingsley)

…lors de la finale de la Ligue des Champions, à l’occasion d’un match de football à l’issue duquel des adultes pleurent parce qu’ils ont perdu en ‘jouant’ à la ba-balle. 

Or ce Coman, avec un seul ‘m’, n’a rien de commun avec quelques Comman (théoriquement plus correct en Command ou Commandon) dont on a surnommé des ‘commandeurs ‘ou ‘commandants’ qui n’avaient rien de gradés puisque c’était seulement des chargés de mission ou des chefs de projet, comme on dirait aujourd’hui. Qui plus est issus d’un milieu social assez bas, voire des ouvriers, ces hommes étaient tenus responsables du comportement des esclaves.

Notre Coman (dont on n’a vu, pour une fois, aucun gros titre de presse se risquant à le traiter de ‘barbare’, comme attendu) vient de Guadeloupe, en tout cas d’un point de vue familial. Pour l’origine du mot, il faudra retraverser l’Atlantique (et quelques siècles) pour toucher au moins la pointe Bretagne, car il est fort probable qu’il s’agisse d’une variante de CoNan. 

Rien à voir donc avec cette forme avec un seul ‘m’, la version qui nous intéresse circule en fait très largement dans toute la zone celte insulaire (Irlande, Ecosse, Pays de Galles et Bretagne continentale, pour résumer); sa diffusion populaire a été assurée -comme d’habitude- grâce à quelques célébrités royales et religieuses au cours des (premiers) siècles, d’où les très nombreux Conan ou Connan francisés, Konan bretons ou Kynan gallois, sans oublier quelques dérivés en Con(n)anec.

Certains se battent encore pour savoir si c’est une racine bretonne qui a donné naissance au terme gaëlique, ou inversement; pour mettre (peut-être) tout le monde d’accord, il semble bien ce soit un son…germanique (Allemagne du Nord) qui ait d’abord émigré en Ecosse puis en Irlande, avant de ‘retomber’ en pluie sur les régions plus au sud, selon le traditionnel mouvement rotatif d’un anti-cyclone linguistique.

Le son en question est ‘kon’, que la majorité de nos dictionnaires (surtout en ligne) définissent comme…’chien’. En ajoutant: ‘chien’, parfois ‘loup’ donc guerrier (!). Si les deux derniers mots ont effectivement pu souvent plaire aux tribus germaniques, le chien semble aller un peu loin dans une interprétation qui devait davantage s’approcher de l’idée de courageux ou audacieux.

Bon, pourquoi pas? L’un et l’autre ne sont pas si incompatibles avec le supposé surnom d’un soldat gratifié de ‘Chien courageux’ ou ’Loup audacieux’, comme plus tard à la mode sioux ou cheyenne…Toujours est-il que cette syllabe donnera naissance aux futurs Connall, O’Connell, Connery (Sean) et même Cunningham, voire…’Doyle’, comme un certain médecin (si, si!) prénommé Arthur Ignatius Conan, le père de Sherlock Holmes.

Pas moyen donc de faire le moindre commentaire sur ce ‘chien bien audacieux’ de Coman, sauf pour ajouter que, dans cette rencontre finalement très moyenne, ce fut néanmoins le roi du terrain puisque son prénom (très ‘Caraïbes’) est la simple juxtaposition de l’anglais (ancien) ‘king-s-ley’, soit les prairies-du-roi, ‘ley’ (ou leigh, comme l’actrice Vivien; ou encore Lee, comme Jamie Curtis, la fille de Tony) désignant le plus souvent une clairière arborée mais aussi des pâtures ou des terres agricoles (*). De quoi moissonner une victoire, y compris donc étymologiquement!

(*) En foi de quoi, vous pouvez deviner aisément comme on surnomme ‘le jardin du curé’? Allez, je vous aide: disons, plus précisément: ‘le domaine du prêtre’? En anglais, priest-ley évidemment; donc, une fois déformé en américain, presley, comme Elvis!


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